JEUDI CE QUE JE VEUX : Les entreprises au cœur de la formation professionnelle des étudiants

Aujourd’hui,  pour cet article, je laisse la main à ma stagiaire Charlotte Roussel, étudiante en 2ème année de BTS communication.

Les étudiants, les jeunes qui sont en études supérieures, ont de nos jours de plus en plus envie d’évoluer dans la vie professionnelle et pour ce faire ils sollicitent les entreprises.

J’ai interviewé deux étudiants actuellement en 2ème année de BTS Communication sur ce qu’ils pensaient réellement du rôle que jouaient les entreprises durant leur parcours d’apprentissage. Je leur ai donc posé trois questions qui semblent pour moi importantes :

– Quel rôle joue les entreprises dans votre formation ?

– Qu’est-ce qu’elles vous apportent ?

– Que reprochez-vous aux entreprises lorsque vous êtes stagiaires ?

Gabriel, 21 ans, m’a exposé son point de vue :

« D’après moi, les entreprises ont pour rôle de nous apprendre et de nous faire découvrir un métier dans n’importe quel domaine selon notre formation. Elles doivent nous épauler, nous aider lors de difficultés et nous conseiller afin de nous améliorer et de raisonner comme de vrais professionnels.

Les entreprises grâce aux stages, nous permettent de nous projeter directement dans la vie professionnelle car nous devons respecter certaines règles comme les horaires ou encore mener à bien les missions qu’on nous confie. Les entreprises nous apportent de l’expérience en termes de projets, on se rend réellement compte de toutes les étapes, c’est-à-dire de la problématique jusqu’à son dénouement.

Les stages sont importants car ils mettent en pratique ce qu’on a appris en formation. Les professionnels nous aident à évoluer en entreprise. Ils nous permettent également de découvrir différents environnements par exemple dans le domaine de la communication, nous pouvons effectuer notre stage en agence de communication, en régie publicitaire ou encore dans une collectivité territoriale. » 

Quant à Emma, 19 ans, a un point de vue similaire à celui de Gabriel :

« Les entreprises ont pour mission de nous donner une expérience professionnelle, c’est ce qu’un étudiant attend avant tout. Il faut qu’elles nous imposent du sérieux ainsi que de la rigueur lors des projets qu’elles nous confient. Elles doivent nous donner des responsabilités afin qu’on évolue dans le monde du travail.

Il faut, selon moi, que les entreprises nous conseil et nous suivent tout au long de notre stage. L’implication du tuteur doit se faire ressentir, laisser un minimum d’autonomie tout en conseillant est la clé de la réussite professionnelle.

Lorsque nous réalisons divers stages nous ne sommes pas toujours rémunérés. Cela est très frustrant car nous travaillons comme si nous étions les employés de l’entreprise. On s’implique réellement et parfois les entreprises n’ont aucune reconnaissance. C’est dommage je trouve. »

 

Cette interview parle d’elle-même, les étudiants ont besoin d’être encourager, d’évoluer, d’apprendre dans le milieu professionnel et pour cela ils ont besoin des entreprises.

Aujourd’hui, trouver du travail pour un jeune est très difficile car beaucoup d’entreprises exigent une certaine expérience. Mais une question se pose : Comment les jeunes peuvent avoir de l’expérience professionnelle si les entreprises ne leur laissent aucune chance ?

Charlotte Roussel

La Réforme ABP

Plan étudiant : les nouveautés d’APB

Le nouvel APB a été présenté en conférence de presse lundi 30 octobre. Sur le fond et la forme, il y a peu de changements substantiels, plutôt des évolutions techniques. Certaines mesures sont très claires, d’autres doivent encore être précisées, notamment les dates administratives de la nouvelle plate-forme. Cela devrait être précisé dans les jours à venir. APB (Admission post-bac) changera de nom, mais le nouveau nom n’a pas encore été divulgué.

Les nouveautés dans le suivi des élèves

En Terminale : il y aura deux professeurs principaux par classe pour accompagner les élèves et les aider à formuler leur projet d’étude.

Deux semaines d’orientation seront prévues durant l’année de Terminale (novembre et janvier) pour présenter les études.

Une commission de l’établissement donnera un avis indicatif sur les choix des élèves.

Le conseil de classe du deuxième trimestre donnera son avis sur les vœux des élèves et cet avis sera transmis aux établissements.

Des étudiants viendront dans les lycées pour présenter les formations (étudiants ambassadeurs).

Les nouveautés dans APB

  • La plate-forme changera de nom (non encore connu).
  • Suppression de la sélection par tirage au sort.
  • Les universités ont accès au dossier des élèves.
  • 10 vœux maximums à formuler (contre 24 l’année dernière).
  • Pas de hiérarchie des vœux : les élèves formulent 10 vœux entre janvier et mars.
  • En mai, les élèves reçoivent une réponse pour l’ensemble des vœux. Ils choisissent ensuite la place proposée qu’ils veulent prendre.
  • L’université donnera trois avis : accepté, accepté sous condition, refusé. (Accepté sous condition signifie que l’élève doit faire une formation complémentaire pour une remise à niveau.)

Filières sélectives : classes prépas, IUT, BTS… Rien ne change pour l’instant : la procédure reste la même, avec examen des dossiers.

Les nouveautés ?

Il y a donc trois nouveautés : la restriction des vœux, la fin du classement des vœux, et l’avancement de la date des réponses (mai au lieu du 8 juin).

Il est demandé aux établissements de mieux suivre et de mieux accompagner les élèves, ce que la plupart des établissements font déjà.

Il est également prévu que les étudiants cotisent au régime général de la sécurité sociale, ce qui signifie la fin des mutuelles étudiantes. Là est peut-être la vraie nouveauté de ce plan étudiant.

Source :  Par Jean-Baptiste Noé.

JEUDI CE QUE JE VEUX : Laissez-les imaginer pour mieux se motiver

 

Hier, à Caen, était organisée la journée des lycéens dans les écoles supérieures.

En tant que référente Filière Communication dans un établissement caennais, j’ai pu accueillir des lycéens venus chercher des informations sur le BTS Communication que nous dispensons. A la question : « Comment vous imaginez vous dans 6 ans ? Dans quel univers, Je n’obtiens sur une cinquantaine de jeunes que 2 réponses à peu près précises.

Cela me ramène à une conférence à laquelle j’avais assistée voici une quinzaine d’années.Le psychologue qui animait cette conférence soutenait la « prescription faite aux parents » suivante : « laissez imaginer à vos enfants le futur de héros qu’il désire avoir. Même si celui ci n’est pas forcément réaliste, laissez-les à leurs rêves. Ils sont fondamentaux dans la construction de leur motivation à apprendre ».

Idée saugrenue pour certains parents qui mettrons un peu trop de réalisme dans les rêves des ados : « ce n’est pas un métier, cà ! » répondrons certains « tu rêves, il n’y a que quelques places pour des milliers de postulants » diront d’autres, « sois un peu sérieux et renseigne-toi mieux ! opineront les parents inquiets … de quoi briser les ailes à un jeune oiseau qui n’a pas encore appris à voler ! Laissez-les imaginer et évoquer leur monde ! Il sera bien temps d’y mettre des limites plus tard……

Votre Rédac’chef

Plus d’un jeune sur 10 a des difficultés à lire

Une étude du ministère de l’Éducation nationale dévoile les chiffres liés à l’illettrisme et révèle que 10,8 % des jeunes de 16 à 25 ans auraient une maîtrise fragile de la lecture.

L’acquisition des fondamentaux (lire, écrire et compter) en maternelle et en primaire est l’une des ambitions du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Une véritable urgence selon les résultats de l’étude du ministère de l’Éducation nationale, publiée, ce vendredi 30 juin. Suite à des tests effectués par 760 000 Français âgés de 16 à 25 ans, lors de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC), l’enquête a pu mettre en lumière le fait que plus d’un jeune sur dix rencontre des difficultés dans le domaine de la lecture.

Parmi eux, certains présentent même de sévères lacunes. En effet, un jeune sur vingt (c’est-à-dire 5,1 % des jeunes sondés) « peut être considéré en situation d’illettrisme » et se caractérise « par un déficit important de vocabulaire » précise le communiqué.

Les filles meilleures en lecture. Globalement, les filles maîtriseraient plus la lecture que les garçons. Selon l’étude, les jeunes filles sont 9,2 % en grande difficulté de lecture contre 12,4 % des garçons. Par ailleurs, plus le niveau d’études est élevé, moins les jeunes éprouvent des difficultés à lire. En effet, les jeunes en difficulté représentent 45,8 % de ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège, 28,5 % des détenteurs d’un BEP ou CAP, mais seulement 4,3 % de ceux qui suivent une filière technologique ou générale au lycée. A partir du niveau baccalauréat, les différences s’estompent. Une bonne nouvelle cependant, plus des trois quart des jeunes qui se sont présentés à la JDC en 2016 sont « des lecteurs efficaces » et ont réussi les trois modules de l’évaluation.

Davantage de difficultés selon les régions. En France métropolitaine, c’est au nord de la Loire que les difficultés de lecture sont les plus fréquentes. Les jeunes des départements du Nord (17,7 % de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 17,5 % dans la Somme), la Nièvre, l’Oise et en Outre-mer présentent de moins bons résultats, par exemple, que leurs camarades bretons. Enfin, en Île-de-France, la part des jeunes en difficulté fluctue de 5 % à Paris à 11,8 % en Seine-Saint-Denis.

« Devoirs faits » : un soutien scolaire gratuit pour tous les collégiens

 

Le dispositif « devoirs faits » entre en vigueur dès le lundi 6 novembre. L’idée : proposer aux collégiens volontaires de les accompagner dans leurs devoirs et alléger leur travail à faire à la maison.

aide aux devoirs dans 7600 collèges

© Dolgachov – 123RF

L’opération « devoirs faits » débute ce lundi 6 novembre dans 7 100 collèges de France, sous réserve d’éventuels ajustements.

Son objectif ? Permettre à tous les élèves du collège de « disposer d’un temps dédié à la réalisation des devoirs demandés par les professeurs, en dehors des heures de classe, mais dans l’établissement » et « effacer toutes les sources d’inégalités en matière de travail individuel et d’accès au savoir« , précise le communiqué du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La mise en place de ce dispositif gratuit sera aussi l’occasion d’expérimenter « la pédagogie inversée en proposant aux élèves de consulter des cours en ligne avant d’assister à la session d’aide aux devoirs ou de faire des exercices interactifs« , confie Jean-Michel Blanquer dans une interview du 5 novembre donné à 20 minutes, avant d’ajouter que « l’idée, c’est d’être innovant et d’intéresser les élèves autrement !« 

Comment bénéficier de cette aide ? L’élève intéressé par le dispositif doit s’inscrire auprès du secrétariat de son établissement, le jour de son choix, à une heure (au minimum) d’aide aux devoirs prise sur son temps de midi, après les cours ou pendant les heures de permanence. Pendant cette heure, le collégien effectue, au calme, ses exercices et révise ses leçons, avec la possibilité d’être aidé par les enseignants ou les CPE (conseillers principaux d’éducation) volontaires quand il en a besoin. A raison d’un adulte responsable de 15 élèves, ces aides peuvent également provenir des étudiants en service civique ou des bénévoles extérieurs issus d’associations.

Un cadre bienveillant pour progresser. « Les devoirs sont indispensables aux progrès des élèves, notamment les plus fragiles« , note Jean-Michel Blanquer sur le communiqué, « ils peuvent aussi être source d’accroissement des inégalités sociales et peser sur la vie de famille« . La mise en application de ce dispositif servira donc à délester l’enfant de la corvée des devoirs une fois rentré chez lui ainsi que ses parents, qui peuvent parfois « se sentir dépassés par les exercices demandés ou par la maîtrise de la matière« , précise le ministre. Dès lors que l’élève en ressent le besoin, il décide lui-même du travail qu’il se sent capable de faire chez lui et celui qu’il préfère réaliser dans le cadre des « devoirs faits ». Les familles peuvent également en faire la demande auprès des enseignants. Enfin, lors du conseil de classe du premier trimestre, chaque professeur pourra encourager les élèves en difficulté, qui ne sont pas encore inscrits, à tester quelques heures d’aide aux devoirs et à en constater l’efficacité.

Étendue aux écoles primaires en 2018. Le dispositif, effectif dans tous les collèges dans les semaines à venir, avant d’être instauré dans les écoles primaires à la rentrée 2018. Une mesure complémentaire aux études surveillées, déjà mises en place dans chaque commune.

Source : Le journal des femmes

JEUDI CE QUE JE VEUX : Une écoute bienveillante

Désolée pour cette absence…

J’espère que mes abonnés ne m’en voudront pas. La semaine dernière fut difficile.

Mon « papa » est parti dans un autre monde. Un personnage, mon père. Homme de presse et de conviction. Il a également défendu la liberté d’enseignement en France en tant que président des APEL (association des parents des écoles libres (catholiques)). Il me manquera. Mais ce qu’il m’a transmis en tant que père me permet d’être ce que je suis et ce que je vais encore devenir.

D’où la question du rôle des parents dans la transmission des valeurs, des connaissances, de l’accompagnement, de la « pédagogie ». Je regrette que bien souvent, les enseignants me soulignent le trop peu de parents aux réunions organisées par les établissements. Où est leur implication ? Comment créer une vraie « école des parents » qui permettrait un soutien scolaire, une compréhension familiale, une aide judicieuse à l’orientation des élèves… A l’école des parents, on apprendrait tout d’abord le sens et la valeur de l’écoute.

Mon père d’ailleurs, comme maman encore aujourd’hui, ont su cultiver ce sens de l’écoute pour mieux poser le conseil et savoir comment accompagner leurs enfants. Et cette écoute était un rite quotidien, malgré la fatigue et les soucis et…c’est si simple à mettre en place. Alors la question, ce n’est pas : As tu eu des notes aujourd’hui ? Mais Raconte… Comment s’est passée ta journée et pour aider l’enfant ou le jeune, l’aider à visualiser chronologiquement qui il a vu, rencontré, écouté et après ce qu’il a appris, ou non, retenu ou non, ce qui l’a intéressé ou non , dans ou en dehors de l’école. Le jugement et le conseil viennent  après…

Votre Rédac’chef

La classe inversée, une piste pour la pédagogie du futur

Une classe inversée universitaire (photo les Echos)

Savoir mémoriser et calculer ne suffit plus. Dernière-née des méthodes de pédagogie active, la classe inversée se distingue par sa facilité de mise en œuvre pour les enseignants.

Comment adapter l’école au XXIe siècle ? Comment préparer nos enfants à l’économie de la connaissance ? La question est au centre du rapport  « Vers une société apprenante » rendu public en avril dernier. « Face au développement de la robotique et de l’intelligence artificielle, un apprentissage se limitant à savoir mémoriser et calculer ne suffit plus, au risque d’avoir des individus remplacés par la machine. Il faut développer d’autres compétences : apprendre à apprendre, esprit critique, travail collaboratif », explique François Taddei, l’un des auteurs du rapport.

Au rayon des pédagogies actives, une nouvelle approche apporte peut-être un début de réponse : la classe inversée, dans laquelle l’élève prépare la leçon chez lui grâce à des vidéos, libérant du temps en classe pour aborder des exercices plus difficiles. Son intérêt, c’est la souplesse, avec « une mise en oeuvre qui peut être graduelle et différenciée », insiste Héloïse Dufour, présidente de l’association  Inversons la Classe. Cette dernière estime que 20.000 enseignants y ont déjà recours en France. Pour l’essentiel dans les collèges et lycées, mais également en primaire et dans l’enseignement supérieur. Environ 1 million d’élèves seraient concernés.

Temps de classe libéré

Le concept de « flipped classroom » a été inventé en 2007 aux Etats-Unis par deux enseignants d’un collège de Colorado Springs qui faisaient face à un absentéisme important. Inspirés par la  Khan Academy , qui produit des mini-tutoriels sur YouTube, Aaron Sams et Jon Bergmann eurent le déclic en découvrant un logiciel permettant de réaliser un cours en vidéo à partir d’une présentation PowerPoint. Grâce à de courtes séquences, l’élève prenait ainsi connaissance du contenu théorique avant d’aller en cours. Le temps de classe libéré permettant à l’enseignant d’encadrer d’autres activités et d’aider les élèves ayant des besoins particuliers. « L’enjeu de la classe inversée est de laisser faire en autonomie les choses les plus simples, comme suivre une partie du cours, et de mener en classe avec l’enseignant les activités les plus complexes », résume Héloise Dufour.

Le rapport à l’échec n’est plus le même. Les classes sont plus soudées, avec un climat d’entraide et de coopération.

A mesure qu’il se diffuse, le concept est adapté et évolue. Ses deux initiateurs, eux-mêmes, raffinent leur approche qu’ils baptisent « l’apprentissage inversé »« Une méthode par laquelle l’enseignement direct se déplace de l’espace d’apprentissage du groupe pour occuper celui d’un individu. »

Quel bilan pour les élèves ?  Olivier Quinet , professeur d’histoire-géographie au collège de Montpon-Ménestérol (Dordogne) pratique la classe inversée depuis 2012 : « Mes collègues de lycée me disent que ces élèves sont plus autonomes, capables de se mettre au travail seul, d’organiser un groupe. Ils sont en revanche moins bons dans l’apprentissage classique, mais s’en sortent bien ensuite. » Comme les autres, cet enseignant a vu sa pratique évoluer. Les  « capsules vidéo » que les élèves regardent avant de venir en cours ont raccourci à 3 ou 4 minutes maximum. A la fin, chaque élève est invité à remplir un quiz pour vérifier ses connaissances.

Ce n’est pas la révolution annoncée, et l’on ne résoudra pas les problèmes avec une méthode unique.

Dans une école primaire d’un village de Charente-Maritime, Soledad Garnier faisait face à des classes de plus en plus hétérogènes, avec une proportion grandissante d’élèves en difficulté « Le rapport à l’échec n’est plus le même. Les classes sont plus soudées avec un climat d’entraide et de coopération. »

L’enseignant devient chercheur

L’approche a aussi ses détracteurs. A l’image de Paul Devin, inspecteur de l’Education nationale et secrétaire général du SNPI-FSU : « Ce n’est pas la révolution annoncée, et l’on ne résoudra pas les problèmes avec une méthode unique. La vraie solution c’est l’investissement dans la formation des enseignants. » Pour les tenants des pédagogies actives la solution passe justement par les pairs. C’est peut-être là que réside la petite révolution à venir : donner l’habitude à des enseignants de travailler ensemble.

C’est l’un des objectifs du rapport « Vers une société apprenante », qui estime que « le niveau de l’établissement s’avère souvent le plus structurant, pour prendre l’initiative en s’appuyant sur le collectif et faire évoluer les cultures professionnelles ». En insistant sur le rôle du ministère : s’en tenir aux « grands objectifs et à la conduite du changement » et à l’accompagnement, en s’abstenant d’aller « sur le détail des mises en oeuvre » Une telle approche incite de toute façon le pédagogue à remettre en permanence en cause sa pratique. « Entre inverseurs, on a l’habitude de dire « le changement c’est tout le temps » car on entre dans une dynamique de recherche », confirme Olivier Quinet.

Fracture numérique

Autre grief contre la classe inversée : l’inégalité des élèves, notamment devant la fracture numérique. Dans le Colorado en 2007, Sams et Bergmann surmontaient le problème en faisant passer les vidéos à certains sur des clefs USB. « Sur quatre classes, j’ai eu cinq élèves qui rencontraient des problèmes de cette nature. A cette échelle, cela se gère. C’est la raison pour laquelle la classe inversée ne peut se développer trop rapidement. Si tout un établissement basculait, cela poserait par exemple un problème dans une fratrie qui ne dispose que d’un ordinateur », note Olivier Quinet.

« La classe inversée est une réelle innovation qui contient les germes d’une école en train de se réfléchir pour le millénaire à venir. C’est le pari de l’expérimentation dans un monde figé et normé », s’enthousiasme Marcel Lebrun professeur en sciences de l’éducation et conseiller au Learning Lab de l’Université catholique de Louvain : « Cela me séduit notamment parce que ce n’est pas venu des spécialistes de l’éducation ni des pays les plus en pointe dans ce domaine. »

François Taddei estime que la classe inversée constitue « une approche pédagogique parmi bien d’autres » pour insuffler une nouvelle dynamique. Afin d’aller plus loin, son rapport recommande notamment de développer la recherche dans l’éducation : « De nombreux travaux illustrent ce que la recherche peut apporter à l’éducation. Le budget de l’éducation nationale c’est le même que celui de la santé mais le budget R & D est trente fois moins important. »

Frank Niedercorn / Journaliste

A l’université, la classe « renversée »

A l’Université catholique de Lille, Jean-Charles Cailliez, professeur de biologie cellulaire et moléculaire et vice-président innovation, est adepte depuis quelques années de la pédagogie du « do-it-yourself » et de la « classe inversée ». En troisième année de licence et en master 1, ce sont les élèves qui font des recherches et préparent en équipe le cours de génétique. « Je suis le premier élève de mes étudiants, qui testent leur cours sur moi. Parfois, il est nécessaire de revenir à l’explication magistrale académique sans que cela dure plus de quinze minutes. Et, là, ils sont extrêmement attentifs », note Jean-Charles Cailliez. « Il n’y a pas une amélioration spectaculaire des résultats, mais je note deux effets principaux. D’abord, la création d’une dynamique entre étudiants et l’amélioration des compétences liées au travail en groupe. Ensuite, on parvient à ne pas éliminer les moins bons qui gardent un intérêt pour la matière. » Un cours dans lequel l’utilisation du numérique est très présente, mais à l’issue duquel Jean-Charles Cailliez note un paradoxe. « Lorsque les élèves sont fatigués d’avoir à faire le tri sur Internet, ils reviennent aux livres. Je n’en ai jamais vu autant en cours que depuis cinq ans. »

 

Ils font leurs devoirs au collège, et alors ?

A  la limite, pourquoi proposer ce reportage sur mon blog ? La méthode est connue et déjà bien répandue. Ce qui est intéressant, en fait c’est la gestion qui en fait par Erquy : étude menée sur la base du volontariat, de l’engagement et cohésion des parents autour de ce projet pour organiser des co voiturages. C’ets pourquoi je vous le propose.

Plus d’un quart des élèves du collège Thalassa, à Erquy (Côtes-d’Armor), ont opté pour cette méthode de travail. Ils révisent avant de rentrer à la maison, grâce à l’un des nouveaux dispositifs de la rentrée.

Le collège Thalassa d’Erquy, où sont scolarisés 156 élèves, a choisi de mettre en place, dès le mois d’octobre, le dispositif « devoirs faits ». L’une des mesures phares de cette rentrée scolaire.

« L’objectif est de proposer aux élèves des études dirigées après la classe, trois fois par semaine, sur la base du volontariat. Le but est de réduire les inégalités entre les enfants qui peuvent avoir de l’aide à la maison et ceux qui n’en ont pas », explique la principale, Carole Gesrel.

« Cette mesure doit profiter à tous, appuie la principale. Il s’agit aussi de ne plus empoisonner la vie de famille avec le suivi des devoirs. »

Du covoiturage

Ce dispositif concerne tous les niveaux de classe. Chaque élève peut s’inscrire pour une ou plusieurs soirées. Depuis lundi 9 octobre, ils sont douze à s’être inscrits le lundi soir, 17 le mardi et 15 le jeudi, tous niveaux confondus.
Les collégiens peuvent également travailler à partir d’outils numériques.
« L’opération n’est pas obligatoire mais les élèves inscrits s’engagent pour la première période, qui va jusqu’à Noël. » Seul frein à ce dispositif : 70 % des élèves empruntent les transports scolaires. Certains parents se sont toutefois organisés et ont mis en place du covoiturage.

Le lieu de rencontre est le centre de documentation et d’information (CDI) du collège, où les élèves disposent de tous les outils pédagogiques nécessaires, les ressources documentaires, y compris numériques si cela s’avère nécessaire.

Afin de leur offrir l’aide la mieux appropriée, l’établissement a fait appel à plusieurs professeurs de l’équipe pédagogique et à un professeur de lettres bénévole, toute jeune retraitée, Mme Pouliquen.

 

JEUDI CE QUE JE VEUX : « Le talent c’est d’avoir envie »

Quel bonheur de laisser cette semaine la plume à un futur partenaire de formation!

Fabrice est acteur et ensemble nous allons monter une formation destinée aux cohésions de groupe et communication interne dont on vous reparlera très bientôt…

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage … »

D’aussi loin que nous reviennent nos souvenirs de jeunes apprenants, il ne nous reste souvent en mémoire  que peu de définitions,  de formules  et d’équations inscrites au tableau noir. Ce dont nous nous souvenons en revanche avec exactitude, c’est l’énergie, l’émotion, le charisme, l’envie farouche de communiquer, de révéler ….

« Je ne me souviens d’aucun cours mais je me rappelle de professeurs »  disons nous parfois comme une boutade !

L’intérêt de la  transmission serait donc moins d’envoyer une information que le trajet et la traversée pour y parvenirAinsi tous les moyens de navigation deviennent  possibles, chaque passage doit être exploré, chaque obstacle doit être sondé, chaque rencontre doit être unique. C’est finalement en cultivant une différence, une originalité et une expressivité qui leur est propre que ces professeurs ont laissé une empreinte significative de leur enseignement dans notre souvenir. C’’est justement de cette singularité dont nous avons  besoin au quotidien. C’est elle qui construit notre  point de vue, donne un sens à nos actes, nous aide à convaincre, à communiquer jour après jour…

C’est cette singularité qui fait de nous des experts de notre propre vie et des formateurs en devenir.

« Le talent c’est d’avoir envie »  Jacques Brel

 Fabrice HERVE, acteur et membre du collectif AmiFor
(site tourner la page)

 

Au Québec, l’apprentissage par la technologie et l’innovation

La première classe IDÉLLO au Québec

Le Collège François-de-Laval dans le Vieux-Québec a inauguré la première classe « IDÉLLO » au Québec. Le concept est un environnement numérique évolutif et dynamique. Il a été conçu par les élèves et le personnel enseignant pour répondre et s’adapter à différents types d’apprentissage.

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Plus de 2500 écoles de l’Ontario et du Québec ont répondu à l’appel de concours orchestré par le Groupe Média TFO. Deux écoles ont gagnées, une à Windsor (Ontario), et le Collège François-de-Laval. Selon le directeur général du collège de Québec, cette classe arrive dans leur stratégie d’apprentissage, car ils doivent répondre aux besoins des gens dans ce virage numérique et technologique qu’ils adoptent depuis quelques années.

L’enseignante Gabrielle Durand qui accompagne un élève dans son projet. (Photo TC Media – Geoffré Samson)

IDÉLLO comprend un univers interactif de plus de 12 000 ressources ludo-pédagogiques, avec ses applications, guides, vidéos et outils pédagogiques, le tout, en français. Pour Groupe Média TFO, l’apprentissage est une occasion d’innover en mettant les dernières tendances numériques au cœur de l’éducation. « L’objectif du projet est d’inculquer et d’enrichir les compétences du 21e siècle aux jeunes, ce qui comprend la collaboration, la créativité, l’ingéniosité et la pensée critique. « Toutes ces valeurs sont nécessaires pour former les adultes de demain », exprime Marie-Sophie Chavet, chef de la stratégie client IDÉLLO.

« Le Collège François-de-Laval évolue au rythme des technologies et carbure à offrir une expérience éducative tournée vers l’avenir. Les installations que nous dévoilons aujourd’hui conjuguent pédagogie, technologie et design », mentionne le directeur.

« Il y a 150 ans, ces locaux abritaient la morgue de la faculté de médecine de l’Université Laval, aujourd’hui, les nouveaux décors sont beaucoup plus vivants », conclut Marc Dallaire.