Jeudi ce que je veux : Laissez les dire !

Nuit de l’orientation, hier en fin de journée organisée par la CCI de Caen. grande réussite, puisque 200 professionnels et 1200 visiteurs (jeunes et leur famille) ont pu se rencontrer et échanger sur le métier, l’orientation et …
Tout ce qui peut concerner les jeunes et leurs envies…ou pas.

Notre agence de communication (33id à Hérouville St Clair) avait répondu à l’appel de la CCI, et nous n’avons pas eu le temps de reprendre notre souffle… Plus d’une trentaine de jeunes ont défilé devant notre table. Les questions ont fusé autour de la communication et du journalisme.

Quelques jeunes sûrs d’eux sont venus en toute autonomie à la pêche aux réponses. Mais souvent pour la plupart, ce sont surtout les parents qui ont mené la conversation. Sans doute une attitude normale. Dommage. Je préférais essayer d’arracher les rêves et les questions de la tête de mes jeunes interlocuteurs.

MC, rédac chef

 

Héloïse Dufour.« Plus d’un million d’élèves sont concernés par la classe inversée

 Cet ITV a été réalisé par Anne Cécile Juillet du Télégramme
Héloïse Dufour, vous êtes la présidente de l’association « Inversons la classe », et vous êtes intervenue au congrès de Rennes ce mercredi. Qu’est-ce qu’une classe inversée ? \a Pour le dire simplement mais sans être réducteur, c’est le fait de consacrer le temps en classe avec les élèves à les faire travailler. Quant au temps autonome des élèves, on leur met à disposition les activités les  plus simples : la prise de connaissance de documents, le fait de se familiariser avec des notions qui seront vues ensuite en classe.
Est-ce qu’on peut dire, que c’est, en gros, « la leçon à la maison et les devoirs en classe » ?
Justement, non ! Cela serait plus parlant pour le grand public, mais cela enverrait un message bien trop réducteur. Parce qu’en réalité, c’est toute une réflexion sur la place de l’élève par rapport à son apprentissage mais aussi sur la place de l’enseignant qui est en jeu.
Quelles sont ces places, justement ?
Il y a plusieurs types de classes inversées, mais ce que l’on retrouve de commun à toutes, c’est vraiment cette volonté de rendre l’élève plus acteur de son apprentissage, voire producteur. Pour faire simple, dans le rapport enseignant-élève, on passe du face à face au côte à côte. Visuellement, dans une classe inversée, très souvent, on va trouver des élèves en train de travailler en groupe, et un professeur qui n’est pas au tableau face à sa classe, mais au milieu des élèves, qui navigue entre les groupes pour les accompagner dans leur travail.
On sort de l’image classique, voire antique, de l’enseignement magistral,
c’est ça ?
C’est ça\a . Bien que, et c’est important de le préciser, cette image soit parfois un peu caricaturale. Par ailleurs, il faut bien préciser que les programmes restent absolument inchangés, et cela demande beaucoup de travail au professeur puisqu’il doit fournir des « capsules » (vidéo, la plupart du temps) pour lancer le travail des élèves.
On peut les retrouver à tous les niveaux de l’enseignement ?
Oui, on trouve des classes inversées du primaire à l’enseignement supérieur, des grands lycées parisiens aux petites écoles primaires rurales, de l’Essec (École supérieure des sciences économiques et sociales, NDLR) au REP + (réseau d’éducation prioritaire renforcée, NDLR). Ce sont pour la plupart des initiatives individuelles des enseignants, dans le public comme dans le privé. C’est un mouvement. Tout le travail de l’association « Inversons la classe » a été justement d’impulser et d’accompagner ce mouvement. Si on prend les chiffres de 2017, 20.000 enseignants, soit plus d’un million d’élèves en France sont concernés par la classe inversée. Ce n’est pas anecdotique !
D’où vient ce concept ?
Historiquement, le terme est d’origine anglo-saxonne : « flipped classroom ». C’est un terme récent, mais ce qu’il recouvre est en fait beaucoup plus ancien : ce sont les pédagogies actives. Elles s’inspirent des pédagogies Freinet, Montessori, tout ce mouvement européen du début du XXe siècle qu’on a appelé à l’époque « l’éducation nouvelle ». Avec cette idée de mettre l’élève en position d’acteur de ses apprentissages, et pas seulement de récepteur.
Pour plus de réussite ?
L’idée c’est de ne laisser personne sur le carreau, et notamment les élèves en difficulté. Au contraire, la motivation c’est de mieux prendre ces élèves-là en charge, en pouvant passer plus de temps avec eux sur ce dont ils ont besoin. Quand un enseignant est face à une classe de 30-35 élèves, matériellement, il n’a pas le temps de s’occuper de tout le monde. Cela défavorise non seulement les élèves les plus en difficulté, mais aussi les meilleurs élèves. Parce que l’enseignant va finalement se concentrer sur ce qu’on va appeler le « ventre mou » de la classe, et aller au rythme de la moyenne de la classe. Résultat des courses : pour les uns ça va trop vite, pour les autres ça va trop lentement. Ce que permet la classe inversée, c’est de mieux s’adapter au rythme de chaque élève.
Aujourd’hui, le support numérique est indissociable de la classe inversée. Toutes les familles n’ont pas les moyens d’offrir une tablette ou un ordinateur à ses enfants…
C’est une question importante à poser, une préoccupation majeure. Les enquêtes montrent que 90-95 % des familles avec enfants sont équipées en numérique et connectées à internet. Mais il reste ces quelques pourcentages qui ne le sont pas. Il n’y a pas de formule miracle. Les enseignants gèrent ça de manière individuelle. Soit en leur donnant accès au CDI, soit en classe avec du matériel… Ce sont des choses auxquelles les enseignants font attention.
Est-ce que le fait de ne pas être en face à face avec l’enseignant ne favorise pas la dissipation, voire l’indiscipline ?
L’une des grandes motivations des enseignants, c’est justement de mieux s’occuper de tous les élèves. Cela permet de mieux gérer la classe, parce que les élèves sont au travail, pas dans une situation passive. Plus impliqués, il est fort probable qu’ils soient moins dissipés. Mais attention, la classe inversée ce n’est pas LA méthode miracle pour sauver l’éducation et faire que tous les élèves d’un coup soient ravis d’apprendre et se mettent au travail ! Et tous les enseignants n’ont pas forcément la fibre de fonctionner comme cela.
Comment êtes-vous perçus par l’Éducation nationale ?
Sa position a évolué. On a dû faire un gros travail de pédagogie. Aujourd’hui, on remarque une forme de bienveillance à l’égard de la classe inversée. L’Éducation nationale reste attentive parce que certaines classes inversées sont mieux faites que d’autres. Au niveau local, les situations varient. Mais je peux dire qu’avec l’Académie de Rennes, la collaboration est exemplaire.

Jeudi ce que je veux : Portables interdits ! si ils le font, alors nous devons l’appliquer !

Ma classe de BT1 com AIFCC Caen, moi même et notre chargée de communication AIFCC  avons eu le bonheur d’être reçues à l’Elysée, la semaine dernière pour une visite  du Palais Présidentiel, une compréhension de son histoire, ses vécus et  son Protocole.

Invités par le service communication de l’Elysée, les élèves de BTS1 com ont pu aller à la rencontre de l’histoire de France et du Protocole en vigueur au Palais Présidentiel.

Un privilège qui n’est pas donné à tout le monde et qui a permis aux élèves d’être baignés dans la réalité quotidienne de la Présidence et des salariés qui servent le lieu. Ce « temps particulier » est l’aboutissement d’une démarche entreprise par un groupe d’élèves assez « culottés » pour tout d’abord obtenir, pour un exposé,un ITV de la responsable de communication de l’Elysée et demander par la suite une visite possible des services et du lieu.

Ce qui m’a le plus marqué, en tant que formateur accompagnant est le dévouement et la culture de note guide, ancien responsable de la Sécurité de l’Elysée et la boîte rouge où sont consignés les portables de chaque Ministre  avant tout Conseil du mercredi pour éviter perturbations, fuite d’infos et peut être trop de … distractions !!

 

La consigne à portables des Ministres…

Si nos décideurs nationaux savent se plier à cette règle pourquoi pas nos élèves ? La boîte rouge devrait pouvoir exister dans chaque classe et  la règle suivie par chaque élève, si telle est la volonté de l’enseignant ou du formateur.

Etre prof.fr : des vidéos qui donnent envie de faire autrement !

Sur Youtube, vous trouverez une série de vidéos à visionner pour vous donner envie d’être ou de continuer d’être prof.

Amifor visionne ces vidéos durant ses formations. Des témoignages qui donnent envie de travailler autrement avec ses élèves.

Des formations cartes mentales peuvent être organisées dans vos établissements :

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Prenez contact

0647699733

amifor@33id.fr

 

 

10 innovations pédagogiques disruptives pour l’enseignement supérieur dès 2017

Au fil des semaines, nous vous proposerons différentes innovations pédagogiques pour travailler avec les élèves du supérieur. Cette semaine : la méthode de l’échec productif

Construction de camions (sous format méthode agile)

Principe : les élèves sont confrontés à un problème complexe sans avoir reçu de formation spécifique à ce type de situation. Après qu’ils aient proposé une solution, ils reçoivent une formation directement liée au sujet.

Les élèves ne trouvent pas forcément la solution mais ils sont en revanche obligés d’appréhender la structure du problème complexe.

Avantages : les élèves développent des stratégies de compréhension globale et analytique et doivent réinvestir leurs connaissances. En outre, ils doivent faire preuve de créativité. Cette approche est intéressante pour les élèves de la génération actuelle qui abordent souvent les problèmes par la méthode « essais-erreurs ». Ils découvrent alors l’intérêt d’une stratégie d’analyse avant d’étudier un problème.

Enfin, cette méthode valorise les erreurs au lieu de les sanctionner : les élèves comprennent que le passage par l’erreur est voulu par l’enseignant. Aussi, ils perçoivent l’erreur comme une brique participant à la construction de leur savoir.

Inconvénients : certains élèves pourraient se complaire à « bidouiller » sans chercher à comprendre et ne recevraient qu’une solution spécifique à un problème particulier. De plus le professeur ne doit pas perdre de vue les objectifs fondamentaux du cours.

Attention également aux élèves découragés par une tâche trop éloignée de leur zone de confort d’apprentissage. Ils pourraient abandonner le projet et par conséquent se dévaloriser.

Intérêt : l’échec productif est une méthode qui mérite d’être essayée. D’un point de vue pratique, elle peut être ajoutée facilement dans un enseignement comme activité introductrice.

D’un point de vue moins prosaïque, elle est validée par les neurosciences qui démontrent que le savoir se construit par l’erreur et confèrent à celle-ci, par voie de conséquence, une valeur positive plutôt que négative. Par le fait qu’elle modifie le statut de l’erreur dans notre système pédagogique, cette approche a un grand potentiel de disruption.

Un exemple concret : aux Mines d’Albi, deux enseignants chercheurs, François Marmier et Didier Gourc, ont mis en place auprès d’une cinquantaine d’élèves une activité introductrice à leur cours de Gestion de Projet Agile basée sur l’échec productif. Lors de cette activité les étudiants répartis en sous-groupes d’une dizaine, doivent réaliser un projet de construction d’un camion en LEGO pour simuler les étapes du processus de développement d’un nouveau produit (Photo ci-dessus). Au cours de ce travail les objectifs ne sont pas tenus. Alors la méthode de Gestion de Projet Agile est présentée aux élèves. Ces derniers font immédiatement les liens avec les erreurs qu’ils ont commises. Une seconde simulation est ensuite lancée. Celle-ci se passe mieux car les élèves ont assimilé la méthode. Le retour des élèves est bon : ils apprécient le coté concret et réalisent que lors de la première mission ils avaient oublié de communiquer avec le client sur les besoins. En fin de séance, François Marmier et Didier Gourc s’assurent toutefois que les élèves ont bien retenu les fondamentaux (et non pas seulement le fait qu’ils ont joué aux LEGO pendant le cours !).

 

Pourquoi une « cogni’classe »? (classe inversée)

Le lycée Guy-Chauvet teste la « controversée » pédagogie inversée: chez lui, l’élève apprend son cours et, en classe, il applique les connaissances acquises.

Pourquoi une « cogni’classe »? Les sciences cognitives de l’apprentissage aident l’enseignant à mieux connaître le cerveau des élèves. Elles aident aussi les élèves à mieux se connaître pour se motiver à l’école, à apprendre et à mémoriser plus facilement. L’élève utilise des outils et supports de mémorisation. Pour cela, explique Elisabeth Soulassol, « j’ai fait par exemple un mur qui s’appelle fiche de mémorisation. L’élève utilise tous les supports: livres, vidéos… et je les interroge par un contrôle écrit, et régulièrement je reprends en classe. »

C’est quoi la pédagogie de la classe inversée? « Devant un constat d’échec de la pédagogie traditionnelle », la professeure de français dépose les cours sous forme de vidéos, d’articles, d’entrevues… sur un mur collaboratif. « Moi j’ai mis tous mes cours sur ce mur et ils savent à l’avance ce qu’ils doivent travailler. » Les élèves prennent connaissance des cours et les apprennent à la maison. Ils peuvent déposer leurs travaux sur ce mur. En classe, les élèves travaillent en groupe et réalisent des exercices, échangent avec leurs camarades et sont actifs. Ils utilisent la tablette ou le téléphone portable. L’enseignant peut d’avantage accompagner les élèves et les aider à approfondir leurs cours.

Le travail de groupe privilégié. Les élèves travaillent par groupe de trois avec une tablette, chacun ayant une responsabilité sur le groupe. L’utilisation de gobelets de couleur (vert, orange ou rouge) permet aux groupes de solliciter ou non leur professeure. L’un d’eux livre son point de vue: « On a des questions sur un dossier et on doit trouver les réponses. C’est motivant, on est plus autonome et c’est plus dynamique ».
Pour la professeure, « même les plus faibles progressent. Il y a une émulation. On peut reprocher le travail de groupe. En réalité, cela leur permet d’écouter l’autre, le respecter et aussi avancer ensemble ». Ils enregistrent leur travail sur tablette ou photographient leurs cahiers. Ainsi « en temps réel je sais toujours ce qu’ils font. C’est important pour eux de voir que tout est valorisé ». 

Pas du « tout numérique ». C’est un choix d’établissement d’encourager cette méthode d’enseignement, avec l’acquisition de tablettes. Pour autant, « le numérique est juste un outil, ce n’est pas une fin en soi. Il faut aussi que les élèves sachent écrire sur du papier pour le bac ». Énormément de travail de préparation pour la professeure, seule enseignante à utiliser ces préceptes et qui prône la mutualisation avec ses collègues et pour qui « l’enseignant doit changer de posture vis-à-vis de son travail, des élèves et de ses collègues ».

 

JEUDI ce que je veux, la vieillesse déborde …également

La « vieillesse de nos aînés est au centre des débats de cette semaine. La société prend conscience de l’Etat des EPHAD, ces établissements qui accueillent nos aînés quand plus aucune solution n’est possible. Pourquoi nous laissons nous déborder par ce problème ? Parce que nous ne désirons pas l’évoquer. Evoquer la part de nous, actifs, jeunes qui va vieillir et envahir notre reflet. Nous rejetons cette part de nous mêmes, notre avenir, l’avenir de nos parents… à plus tard. Et la situation devient honteuse. L’école est un lieu d’apprentissage et d’éducation. Multiplions et récompensons les actions qui permettent aux élèves sur l’initiative de leurs enseignants d’agir pour nos aînés. De Repenser un monde meilleur où l’ainé reviendra à sa place d’honneur : au cœur de nos familles. Un ainé accompagné et soutenu, écouté et respecté.

Des jeux alliant modernité et réalité kinésthésique

Jeu Nintendo maquette carton robot

La semaine dernière, le fabricant de jeu vidéo japonais Nintendo a surpris son monde avec la présentation du Nintendo Labo : des mini-jeux sur sa console Switch à jouer avec des accessoires à monter soi-même… en carton !

Quand on parle innovation dans le jeu vidéo, on pense aux casques de réalité virtuelle, par exemple. Nintendo, lui, innove avec du carton

Personnalisation et démonstration

Outre les jeux et les accessoires, Nintendo Labo proposera un manuel pour monter ses Toy-Con (sans colle ni ciseaux), mais également des explications sur le fonctionnement des jouets (infrarouge, vibrations…).

Enfin, les parties en carton seront personnalisables comme bon nous semble avec de la peinture, des feutres, des autocollants…

Deux kits pour le 27 avril

En France, Nintendo Labo sera commercialisé le 27 avril en deux kits (à des prix compris entre 60 et 80 euros).

– Le Toy-Con 01 Multi-Kit dispose des éléments nécessaires pour former cinq Toy-Con différents (voiture téléguidée, canne à pêche, maison, moto, piano). Outres les cartons et le logiciel, le kit comprendra des autocollants réfléchissants, des coussinets adhésifs ainsi que des ficelles, des œillets et des élastiques.

– Le Toy-Con 02 Kit Robot permettra comme son nom l’indique d’assembler plusieurs Toy-Con pour se prendre pour un robot. Ce pack inclut donc ses propres planches de carton et accessoires.

D’autres kits sont prévus, ainsi que des journées de démonstration à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, les 2 et 3 mars prochains.

À voir si Nintendo va faire… un carton.

Pédagogie inversée et learning lab à l’école de l’immobilier de Nantes

Réalité virtuelle, vitrine digitale, maquette numérique et même réseaux sociaux… Après des années d’attentisme, le secteur de l’immobilier accélère et prend le virage du numérique. Les métiers se digitalisent de fond en comble. L’expérience client, elle, est en cours de rénovation. Des bouleversements qui imposent, bien évidemment, de réaménager en profondeur les standards de la formation des futurs professionnels.

Valérie Caillard est directrice du campus ESPI de Nantes. Fin 2017, le Groupe ESPI a obtenu pour la 9e fois la 1ere place du classement Eduniversal des meilleures Licences et Bachelor en immobilier. | DR

Valérie Caillard, directrice du campus de Nantes de l’École Supérieure des Professions Immobilières (ESPI), en est convaincue, « avec la digitalisation, nous sommes en train de transformer voire de réinventer totalement les métiers de l’immobilier autant que les usages. »

La réalité virtuelle pour visiter votre future maison sans se déplacer

Fini donc le parcours du combattant lors de l’achat d’un bien immobilier. « Dorénavant, tout se passe à nouveau en l’agence. Avec la réalité virtuelle, l’expérience client est augmentée. Résultats : fini les visites à n’en plus finir. L’acheteur gagne du temps mais aussi en qualité de conseil. »

Et ce qui est vrai pour les métiers de l’agence l’est également pour les métiers de la promotion, de l’ingénierie financière ou encore de l’expertise ou de l’administration de biens. « Avec le BIM – Building Information Modeling, on est entré dans l’univers de la data. La maquette numérique permet de modéliser les informations techniques d’un bâtiment. Plus besoin de faire une déclaration pour signaler un sinistre. Tout se fait en ligne via une application dédiée. Même chose en ce qui concerne la relation syndicat de copropriété et artisans. C’est quasiment du temps réel. »

ESPI Nantes, un campus pilote

Du côté du groupe ESPI, où chaque année près de 1 500 étudiants sont formés aux différents métiers de l’immobilier, ce virage du numérique a été anticipé depuis déjà plusieurs années. « Cette révolution du numérique nous impose de penser et de former différemment nos étudiants. D’où le déménagement de notre campus nantais dans de nouveaux locaux qui va nous permettre de déployer de nouvelles méthodes d’enseignement et de mettre à disposition de nos étudiants des outils professionnels et connectés afin qu’ils s’aguerrissent à ces nouvelles pratiques. »

Dans les faits, le nouveau campus ESPI de Nantes est équipé, sur 1 800 m2, de salles de classe classiques mais également de meeting rooms dédiées au travail en groupe ainsi que d’un learning lab permettant d’utiliser la pédagogie inversée. Tous sont équipés d’écrans tactiles ou smart board ainsi que d’une connexion internet.

« Notre méthode repose sur une pédagogie inversée. Les étudiants se confrontent d’abord au réel via des cas pratiques. Et de là, nous les emmenons vers la théorie et la compétence métier, » souligne Valérie Caillard.

 Former et incuber les talents de demain

Au programme des étudiants du campus de l’ESPI de Nantes : une initiation à l’utilisation des nouvelles technologies comme les lunettes de réalité virtuelle en matière de négociation, mais également des démonstrations d’utilisation de logiciel 3D ou encore le partage d’informations ou la modération de commentaires sur les réseaux sociaux.

Des compétences indispensables quelle que soit la spécialité envisagée, insiste Valérie Caillard : « Demain, tous les professionnels de l’immobilier devront être agiles et connectés. La maîtrise des outils et des techniques leur permettra notamment de pouvoir réinvestir la relation client et de créer les conditions de la confiance. »

« Incubateur de talents de l’immobilier »

Tout au long de leur cursus, les étudiants sont par ailleurs confrontés aux professionnels en activité : « Cette interaction est nécessaire. Elle permet aux étudiants de se familiariser avec les innovations du secteur, de se connecter à l’écosystème local en identifiant les acteurs du marché de l’immobilier ainsi que de créer les conditions d’un renouveau du secteur. Notre rôle c’est d’être l’incubateur des talents de l’immobilier de demain. »

Source : Ouest France

Semaine de la « classe inversée » partout en France

Cette semaine est organisée partout en France -et dans plusieurs autres pays- la semaine de la classe inversée, avec notamment un congrès mercredi à Rennes. La « classe inversée » est une méthode pédagogique en plein développement : les enseignants sont de plus en plus nombreux à l’utiliser, et plus d’un million d’élèves en France seraient aujourd’hui concernés, principalement au collège et au lycée.
Il s’agit de consacrer l’essentiel du temps de classe aux activités, aux travaux en petits groupes, alors que la découverte des notions de base, la lecture d’un texte, seront faits à la maison.

Une méthode utilisée par exemple par Régine Ballonad-Berthois, prof d’anglais au collège Léonard de Vinci de Saint Brieuc, et membre de l’association « Inversons la classe » :

« En fait, on passe du « face-à-face » au « côte-à-côte » : en tant qu’enseignante, je ne suis plus face à mes élèves, mais vraiment dans ma classe, à côté de mes élèves, et je les accompagne, je réponds à leurs besoins, en fonction du travail qu’ils ont à réaliser.. »

Pour Régine Ballonad Berthois, si la « classe inversée » ne doit pas être vue comme une méthode miracle et infaillible, pas question pour l’enseignante de revenir en arrière : elle constate des bienfaits évidents pour la progression des élèves :

« La différence est nette pour l’engagement des élèves. Ils travaillent en groupes, il y a une émulation qui se crée, ils vont se soutenir les uns les autres : ce ne sont pas des groupes de niveaux, mais des groupes hétérogènes. Les élèves les plus faibles posent des questions qui permettent aux plus forts de voir s’ils ont véritablement compris, et s’ils sont capables d’expliquer à leurs camarades.. »

Toute la semaine, des ateliers, des rencontres sont organisés dans l’Ouest comme dans toute la France, avec parmi les moments forts un congrès, mercredi, à Rennes, au pôle numérique Rennes Villejean, de 9h à 17h.

Reportage de Yann Launay.