La carte mentale, une aide précieuse pour les lycéens

Le lycée Condorcet à Schoeneck (Moselle Est) a depuis plusieurs années adopté une méthode de pédagogie particulière pour tirer ses élèves vers le haut. Classé premier de l’académie Nacy-Metz, l’établissement a introduit la carte mentale dans sa préparation scolaire.

Toute l’équipe du lycée Condorcet a mis en place une nouvelle méthode pour tirer le meilleur de ses lycéens et les rendre acteurs de leurs années lycée. L’équipe enseignante s’efforce d’être la plus disponible possible pour ses élèves, allant même jusqu’à s’échanger les numéros de portable. Le but n’est pas de travailler plus mais surtout de travailler mieux selon Raymond Bour, proviseur de l’établissement.

Cette méthode pédagogique sert à responsabiliser l’élève et le rendre autonome pour qu’il apprenne à se connaître. C’est dans cette optique que la carte mentale a fait son apparition dans les cours ces dernières années. Les lycéens la travaillent avec leurs professeurs mais ce sont eux qui l’organisent comme ils le souhaitent. Selon eux, elle  leur permet une meilleure mémorisation du cours.

La carte mentale fait donc vraisemblablement partie d’une méthode pédagogique émergente de ces dernières années permettant à l’élève de travailler autrement pour atteindre le succès. Un succès démontré par les excellents résultats du lycée Condorcet.

Jeudi ce que je veux… Sur les polytechniciens de Strasbourg

Lundi soir, sur TF1, je suis tombé sur un reportage qui mettait en avant une belle initiative de l’école de polytechnique de Strasbourg. Pour leur projet de première année, les étudiants sont amenés à réaliser des actions civiques et nous les retrouvons dans des collèges de zones prioritaires.

Bien loin des écoles prestigieuses où la plupart a effectué son parcours scolaire, les étudiants de polytechnique se retrouvent confrontés à une réalité qui n’est pas la leur. Le but est de leur permettre de développer leur capacité d’adaptation mais aussi de s’ouvrir au monde en côtoyant un milieu qu’ils ne connaissaient pas forcément. En plus de cela, ils doivent apprendre à vivre en communauté avec leurs pairs. Pour cet exercice, les étudiants expérimentent la colocation avec ses avantages et ses inconvénients. 

Cette jolie initiative est saluée par les professeurs, les étudiants mais aussi par les collégiens concernés. Ces derniers révèlent face aux caméras des journalistes que l’aide des polytechniciens leur apporte une approche différente de celle de leurs professeurs face aux cours. 

Pour la réalisation de leur projet de première année, les étudiants ont le choix entre cette option ou l’armée. Deux choix qui leur permettent l’un comme l’autre de sortir de leur zone de confort pour s’enrichir d’expériences et de réalités inconnues. Cette initiative de l’école de polytechnique de Strasbourg est donc un bel exemple pour nous tous. 

Charly LAURENT

 

La classe inversée

Il y a quelques jours, un cours différent des autres s’est déroulé à la fac de médecine de Brest. Avec l’aide du numérique, les étudiants ont exploré une paroi d’estomac comme s’ils étaient en exercice. C’est le principe de « la classe inversée ».

Matthieu Talagas, professeur d’histologie (tissus biologiques) est à l’initiative de ce nouveau type d’enseignement. C’est dans une salle de télé-enseignement du pôle numérique de Brest Bouguen que le professeur a donné son cours. Le tableau numérique est comme une tablette géante. On s’y déplace en sélectionnant les fonctions avec les doigts.

A la différence d’un cours classique, Matthieu Talagas est en face de ses élèves mais aussi côte à côte. Les étudiants ne se contentent plus de suivre ce que voit le professeur. Ils voient la même chose au même moment. Le changement est radical car l’exercice se rapproche d’une situation réelle à l’hôpital et pas comme un cours magistral. La lame de l’organe est numérisée et on retrouve sur le tableau numérique toutes les fonctionnalités d’un microscope.

Le cours n’innove pas seulement grâce à son matériel mais aussi par sa pédagogie nouvelle. C’est le principe de « la classe inversée ». Les étudiants étudient le cours au préalable chez eux et viennent ensuite l’appliquer concrètement en classe. Cette forme d’enseignement reste encore peu courante mais certains professeurs affirment déjà qu’elle représente l’avenir.

Les étudiants sont eux aussi conquis par cette nouvelle façon d’apprendre. Le cours est plus interactif et permet des échanges parfois plus intéressants et concrets que lors d’un cours magistral.

Le numérique représente-t-il l’avenir de l’enseignement universitaire ?

Photo : Ouest France

Jeudi ce que je veux.. Sur les grèves étudiantes

Depuis plusieurs semaines, une grève étudiante secoue les universités de France. Cinquante ans après Mai 68, que faut-il savoir sur ce mouvement ? Faut-il être pour ou contre ? 

 

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, ce mouvement de contestation étudiante est opposé à la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants. Cette loi prévoit de revoir les conditions d’entrées des bacheliers dans l’enseignement supérieur. Alors qu’il était jusqu’à présent relativement simple d’entrer à l’université, ce nouveau procédé donnera le droit à ces dernières d’examiner le dossier des bacheliers en fonction des filières demandées et des places disponibles. 

Que faut-il en penser ? Bien que l’on puisse comprendre les inquiétudes des étudiants face à ce nouveau système, les échecs à l’université sont nombreux et les plaintes quant au manque d’encadrement le sont tout autant. L’examen des dossiers empêcherait peut-être certains étudiants de commettre une erreur. Surtout que ces procédés d’inscriptions sont les mêmes dans les écoles privées. Ceci dit, gardons tout de même à l’esprit qu’un « mauvais » dossier n’est pas obligatoirement le reflet d’un mauvais élève. 

On pense aussi à tous ces étudiants qui n’ont rien demandé et qui sont forcés de subir ces blocages et de remettre en question leurs partiels à cause de ce mouvement. On notera par ailleurs le culot de certains étudiants grévistes à demander une note minimale pour les partiels. Qu’ils manifestent, soit, mais cela reste leur choix personnel et personne ne les oblige à rater leurs examens.

Dans ce contexte tendu, il est difficile de savoir quelle sera l’issue de ce mouvement pour le moment. Plusieurs syndicats étudiants ont d’ores et déjà voté le renouvellement de la grève pour les prochains jours.  

Charly LAURENT

Photo : LeMonde.fr / Raphaël DEPRET

 

Construire sa carte mentale gratuitement et rapidement

Pour organiser ses idées, chacun à sa méthode. Certains préfèrent écrire sur un carnet, d’autres sur un tableau. Vous savez probablement déjà qu’Amifor est un fervent utilisateur de la carte mentale.

La carte mentale est un excellent moyen de visualiser et d’organiser l’intégralité de ses idées. Vous pouvez les hiérarchiser de façon logique et leur attribuer un code couleur pour les plus visuels d’entres nous. La carte mentale, appelée aussi mindmap, carte heuristique, carte des idées ou carte cognitive, permet aussi de stimuler efficacement sa créativité. Elle fait très souvent l’objet des formations proposées par notre centre de formation. Elle est adaptée aux plus petits comme aux plus grands.

Pour les débutants dans ce domaine, il existe plusieurs alternatives pour s’y essayer facilement. Tout d’abord le logiciel Xmind, un logiciel gratuit et pratique. Il existe aussi l’outil en ligne Text2MindMap, gratuit lui aussi et très simple à prendre en main.

Vous pouvez observer ci-dessus un début de carte mentale sur notre centre de formation, Amifor. Elle est organisée selon nos publics et selon les grandes thématiques de formations que nous leur proposons.

Apprendre autrement grâce à l’innovation

Il y a quelques jours, le pôle de compétitivité des contenus et usages numériques Imaginove, a rassemblé à Lyon plusieurs start-up pour présenter de nouvelles manières d’apprendre.

La réalité virtuelle fut l’une des premières innovations à être abordée pendant cette conférence. Bien qu’elle existe depuis près de 30 ans en France, elle n’a jamais été si présente. UniVR Studio (Villeurbanne) a donc eu l’idée de l’inclure dans les formations professionnelles. Le public ne se contentera plus de lire une formation, il pourra la vivre en temps réel avec les personnes incluses dans la réalité virtuelle.

Dans la même optique, InTeach Training (Lyon 1er), a eu l’idée d’une application mobile qui propose des formations très courtes (de cinq à dix minutes) tous les jours. L’utilisateur peut progresser à son rythme et de manière linéaire grâce à la mise en pratique.

Les petits n’ont pas été oubliés et ont aussi le droit à leurs innovations. SBT Human(s) Matter (Lyon 2ème) a lancé une application éducative sous forme de pédagogie inversée. L’application « P’tits Profs » donne la possibilité aux enfants d’apprendre en endossant le rôle d’un maître ou d’une maîtresse.

Cabri Express (Fontaine/Isère) propose un remède à l’éternel problème des mathématiques. La start-up a mise au point un kit mathématiques « tout-en-un ». Les élèves peuvent jouer et comprendre en s’amusant en ayant recours à une calculatrice technique et graphique, un éditeur d’équations et à de la géométrie dynamique.

Pour ceux qui souhaiteraient se cultiver, Audiovisit (Caluire-et-Cuire) propose une application, ainsi qu’un audio et un visioguide qui donnent accès à plus de 600 œuvres. Pour l’apprentissage des langues, Switch Book (Lyon 3ème) a mis au point une application qui permet de lire des romans bilingues et de switcher rapidement d’une langue à l’autre en français, anglais, allemand, espagnol, portugais…

Le pôle de compétitivité Imaginove a donc permis à tous ces acteurs de se rencontrer et d’échanger le temps d’une journée.

Affronter le changement

Samedi 17 mars dernier s’est déroulée la sixième édition de TEDxHECMontréal. Une conférence qui tournait autour des « changements qui importent ». Mais quels sont ces changements et quel est leur impact sur nos vies ?

Jean-François Bertholet, professeur à HEC Montréal, a abordé le sujet des organisations où il fait bon travailler. Loin du climat malsain instauré par le capitalisme et la recherche du profit. Un climat qui déteint sur les chefs d’entreprises mais aussi sur leurs salariés qui finissent par être totalement épuisés. Certains défendent pourtant d’autres alternatives comme la pronoïa. Une organisation où autrui et la communauté sont mis en avant. Un altruisme qui découlerait sur le salarié, heureux de donner son maximum pour l’entreprise. Un cercle vertueux avec des effets positifs sur les profits aussi. L’entreprise du 21ème siècle ne doit plus être individualiste mais tournée autour de la communauté.

Vincent Falk, photographe français, a quant à lui abordé la question de l’intelligence artificielle et du remplacement de l’homme par la machine sous un regard bien différent de ce que l’on entend dans les médias. Selon lui, combattre ce changement est inutile. Il faut seulement savoir en tirer le positif. Pour gagner contre la machine, il faut valoir plus que la machine en pensant différemment. Toutes nos expériences humaines et professionnelles nous apportent des compétences diverses. La clé est de savoir réutiliser à bon escient ces compétences. Il faut donc diversifier les expériences, mettre en avant la différence, la créativité et la flexibilité. Ce sont ces expériences qui nous rendent plus riches que la machine.

Enfin, Niels Billou, sommité du design thinking, estime que l’idée de réussite doit aussi être revisitée. Elle ne peut plus se mesurer à la possession personnelle. La vraie réussite est maintenant collective. C’est en écoutant les besoins de l’autre et en créant à ses côtés que l’on peut résoudre un réel problème et contribuer à la société.

« Le monde évolue plus vite qu’on n’aurait pu l’imaginer. En 18 ans, plus de choses ont changé que durant le siècle précédent. Demain nous devrons être préparés à un avenir différent. »

Connaître son cerveau pour savoir comment apprendre

Au Canada, Marielle Bonneau, conseillère pédagogique et orthopédagogue, s’est lancée dans un nouveau projet de recherches pour prouver que tous les enfants sont capables d’apprendre et que le personnel enseignant détient le pouvoir de développer leur intelligence.

Ce nouveau projet consiste à apprendre aux élèves le fonctionnement de leur cerveau pour leur permettre de se concentrer sur une tâche, mémoriser des informations, trouver des stratégies pour obtenir des résultats et réguler leurs émotions. A l’aide d’images et de métaphores, l’enfant parvient à comprendre comment son cerveau fonctionne et peut par conséquent identifier ce qui ne va pas.

Pour prouver ses dires, M. Bonneau a par exemple fait comprendre à un enfant qu’il dérangeait toute sa classe en le munissant d’une lampe frontale qu’il braquait dans tous les sens. Les ateliers «À la découverte de mon cerveau» ont été élaborés avec toute une équipe d’orthopédagogues et de conseillères pédagogiques de la Commission scolaire des Bois-Francs (Québec) avec la contribution des profs qui acceptent de les animer.

L’important maintenant pour mesurer l’efficacité de ces ateliers est de comparer les résultats de deux classes. L’une ayant participé à ces ateliers et l’autre non. Tant du côté des élèves que des professeurs. M. Bonneau précise que pour que ces ateliers soient efficaces, chacun doit y mettre du sien, y compris les professeurs et les parents. Ils doivent réinvestir les connaissances et le vocabulaire avec l’enfant. S’organiser, planifier, mémoriser, concentrer son attention constituent des clés pour apprendre.

Ses travaux comment à avoir un écho jusqu’en Normandie. Particulièrement auprès de Sandrine Rossi, maître de conférences en psychologie cognitive de l’Université Caen. Cette dernière souhaite s’associer aux résultats de la conseillère pédagogique pour valider le résultat de ses recherches en dépistage précoce chez les petits du préscolaire. Deux classes de pré-maternelles seront choisies l’an prochain pour expérimenter cette méthode.

Pour terminer, Marielle Bonneau insiste vraiment sur le rôle essentiel des parents, qui peuvent être considérés comme des guides pour leurs enfants. Jouer avec son enfant, c’est une manière d’être entièrement présent à lui, de lui permettre de développer des stratégies, de stimuler ses capacités d’apprendre.

 

Jeudi ce que je veux… Conseils pour les enseignants en herbe

La carrière d’un enseignant débute souvent par les doutes et le stress liés à ses premiers cours. Elsa Rang Ripert, directrice de l’ESPE de Bourgogne, a récemment livré quelques conseils à ces professeurs débutants pour les aider à franchir ce cap.

Pour commencer, il faut être conscient qu’il n’existe pas une seule réalité de terrain. L’enseignant doit être capable de s’adapter à différents contextes professionnels et à différentes réalités. La réalisation de stages pendant sa formation dans des établissements variés est donc primordiale pour être armé contre ces différents cas de figure. Le jeune prof doit aussi apprendre des méthodes, des pédagogies et des outils innovants pour les réutiliser devant sa classe.

Dès ses premiers cours, l’enseignant doit construire sa posture professionnelle en adéquation avec ce qu’il est. Il doit trouver son style et instaurer un climat de confiance et de bienveillance avec ses élèves. Il doit aussi bien réfléchir à son organisation de travail et aux dispositifs pédagogiques utilisés. La réussite des ses élèves doit être sa priorité.

Il est aussi important d’être bien entouré car la solitude peut être un désavantage professionnel pour le jeune enseignant. Il ne doit pas hésiter à échanger avec ses collègues dans la salle des professeurs par exemple. Il se rendra compte qu’il n’est pas le seul à connaître des difficultés.

En règle générale, la première de ces difficultés sera de sortir des représentations qu’il a du métier. Tous les élèves ne viennent pas à l’école par plaisir et il doit en être conscient. Et les élèves ne sont pas les seuls acteurs dans son métier. Les parents y tiennent aussi une place importante. De plus, le jeune professeur est souvent amené à travailler dans divers établissements au début de sa carrière. Il doit savoir s’adapter à toutes sortes d’élèves, de parents, de collègues..

Se construire en tant que professeur ne se fait pas du jour au lendemain. Le plus important pour être un bon enseignant n’est pas d’éviter l’échec mais de justement savoir apprendre de ses erreurs pour les corriger et en tirer les leçons nécessaires.

L’école maternelle de demain ?

Depuis hier se tiennent les assises de l’école maternelle. Le président de la République, Emmanuel Macron, en a profité pour annoncer l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans contre six ans actuellement. Mais ces deux journées sont aussi l’occasion d’aborder des thématiques très variées qui seront peut-être les pistes de l’école maternelle de demain.

Durant ces deux jours de débats, environ 350 personnes (scientifiques, représentants des enseignants, Atsem ou parents) viennent écouter des interventions sur des thèmes divers comme l’acquisition du langage, la mémoire chez l’enfant, les pratiques musicales, les liens entre l’école et les parents, la santé etc, dans l’objectif de faire de la maternelle « l’école de l’épanouissement et du langage ».

Ces interventions ont permis, entres autres, de dégager les pistes suivantes pour l’avenir de l’école maternelle :

  • Revoir la formation des enseignants et des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).
  • Développer les arts, la musique et le jeu mais bannir les écrans.
  • Booster le langage car les inégalités de vocabulaire démarrent très tôt. Selon Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale : « A 4 ans, un enfant issu d’un milieu social défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu’un enfant issu d’un milieu favorisé».
  • Renforcer l’encadrement car le nombre d’enfants est de 23 par enseignants contre 14 en moyenne dans l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique).
  • Scolariser (ou non) les moins de trois ans.
  • Aller vers un système d’accueil intégré des 1-6 ans en s’inspirant d’un processus détaillé que d’autres pays ont déjà adopté ?

Bien que toutes ces dispositions ne puissent pas être prises en seulement deux jours, cela nous donne déjà une petite idée de ce à quoi ressemblera l’école maternelle dans les années à venir.