Créer un espace de travail favorisant la créativité

Chaque entreprise possède sa propre culture et c’est ce qui la rend unique. Elle regroupe un ensemble de facteurs internes comme l’histoire de l’entreprise, son identité, les liens entre les collaborateurs et l’ensemble des éléments externe que l’entreprise renvoi à l’extérieur. La culture va déterminer l’ambiance de l’équipe, le potentiel de recrutement de l’entreprise, et l’implication des salariés dans leur mission. Mais la culture d’entreprise ne s’improvise pas et se travaille au quotidien, en créant un environnement convivial et étant attentif au bien-être de ses collaborateurs par des petites attentions.

Créer un confort de travail pour augmenter la productivité

L’open Space oui, mais avec une bonne isolation acoustique.
L’open space favorise les échanges, mais le silence favorise la créativité. Les appels téléphoniques, les discussions perso, les séances de brainstorming improvisées à la machine à café… les raisons de se déconcentrer sont nombreuses en open space ! Pour gagner en concentration, favorisez un environnement acoustique de bonne qualité. Les cloisons acoustiques sont souvent des bons investissements pour gagner en productivité.

Le confort et le design

Dans quelques années, nous auront tous des problèmes de dos, de doigts… à force de passer nos journées assis devant un bureau, les yeux rivés sur nos PC et nos smartphones. Si certaines startups favorisent le travail debout plus d’une heure par semaine, il est aussi important de s’équiper de matériel adéquat, comme de sièges ergonomiques, de grands écrans et des souris adaptées. Côté déco, la tendance du « comme chez soi » fait fureur dans les startups et les espaces de coworking, afin de créer un cocon réconfortant dans un univers souvent plus stressant. Mettez de la couleur avec des affiches, des tableaux ou des cartes postales. Vous pouvez également créer un mur participatif c’est-à-dire des espaces où vos collaborateurs pourront écrire leurs idées ou tout simplement s’exprimer par des dessins, des citations, des pensées quotidiennes… Le Masking tape, ou la peinture « tableau noir » sont des bons moyens de créer une déco personnalisée, sans avoir à se lancer dans une session perceuse. Enfin, pour que chacun puisse ramener un peu de soi au bureau, encouragez les collaborateurs ou coworkers à ramener leurs objets perso pour décorer leur bureau.
Si vous cherchez du mobilier pour agencer votre bureau, concept-bureau propose une ligne dédiée à la décoration d’espaces de travail : siège, cloisons, support pour portable….

Favorisez l’échange avec des espaces de convivialité

Si l’open space crée des interactions professionnelles, il est aussi nécessaire d’avoir des espaces dédiées à la détente et aux échanges plus informels, comme des salles de repos, ou l’espace cafétéria. Ces lieux permettent de déconnecter de l’univers de travail, d’avoir des discussions plus personnelles, d’échanger sur des idées,… Pour mieux se connaitre, et donc mieux travailler ensemble.

La sieste pour augmenter la concentration

La fatigue pèse sur la concentration. La sieste est un des meilleurs moyens pour rebooster sa journée et améliorer la productivité. Qu’il s’agisse de quelques dizaines de minute pour dormir ou simplement se détendre, la sieste a des bienfaits sur la concentration des équipes et leur créativité. Certaines entreprises ont déjà franchis le cap et décidé de proposer cette pratique au sein de leur journée de travail.

Prendre un bol d’air frais à l’étranger

The Blue House est un espace de coworking, à Taghazout au Maroc, qui permet à des startups du monde entier de se ressourcer dans un espace paisible avec une atmosphère dédiée. Le but ? Retrouver l’inspiration et stimuler la créativité tout en faisant des rencontres enrichissantes, certaines pouvant changer le cours de votre projet. Voyager est un des meilleurs moyen d’ouvrir ses perspectives, The Blue House offre en prime l’occasion de se régaler avec une des meilleure cuisine du monde !

Les startups référence en matière d’univers de travail
Google

L’entreprise Google a construit son environnement de travail autour de l’amusement. Aires de jeux, salles de sport, piscines, vélos, Œuvres d’art, design à couper le souffle, Google bichonne ses salariés. Une culture d’entreprise basée sur un mélange de travail/plaisir qui reflète l’image d’une entreprise où il fait bon de travailler. Le meilleur endroit au monde pour travailler en 2014, d’après le magazine Fortune.

Buffer

Buffer privilégie le travail à distance et nomade. Chaque membre de l’équipe de Buffer décide de l’endroit où il souhaite travailler et peut se déplacer comme bon lui semble dans les quatre coins du monde, tout en exerçant ses responsabilités. Le rêve pour toute une génération qui souhaite travailler tout en voyageant ! Deux fois par an, toute l’équipe se retrouve dans un pays choisi par l’équipe, afin de ressouder les liens et persévérer dans la dynamique de l’entreprise. Une façon de travailler, sans monotonie, qui plaît et stimule la créativité des salariés.

Teads

Parce qu’ il n’y a pas que les américains qui se soucient de la culture d’entreprise, Teads est un bel exemple d’une startup Française de 500 personnes, qui a décidé de créer une vrai culture d’entreprise ! Dans ses bureaux à Montpellier (que l’on aime beaucoup !) tout est fait pour que lorsque vous y mettez les pieds, vous ne souhaitiez plus en partir ! Café comme au bistrot, gros pouf, babyfoot, cloison vitrée, et mur en tableau blanc… Le paradis des tech !

Source : http://1001startups.fr

JEUDI CE QUE JE VEUX : Métiers de l’artisanat : enfonçons le clou

Je connais Paola, elle a 20 ans et après un passage douloureux à la fac de lettres, elle a repris un CAP de pâtissière, je connais Ludovic, un bac S en poche, il décide de devenir ébéniste, je connais Elodie, après 10 ans de carrière dans la communication, elle prend un congé sabbatique pour se tourner vers l’écriture d’un livre de pâtisserie, je connais Hugo, un master de commerce international en poche, il hésite à se former à la plomberie. Les exemples pleuvent. Les métiers dits manuels reviennent au goût du jour. Ils sont authenticité, geste kinesthésique, rapport humain. Ils se pratiqueront après avoir été revisités. L’artisan sera équipé de sa tablette, de ses supports en ligne, il vendra ses prestations et ses œuvres sur un site dédié, il géolocalisera ses clients et apportera de la plus-value service, il fera du beau et du bon, marketera ses produits, les « blogera ».

Voilà comment repenser nos filières… Amener du numérique sur des métiers de l’artisanat, re-réfléchir les publics et leur texture, re-réfléchir les enseignements.  Pourquoi tant de regard se portent vers eux ? Sans doute la lassitude de l’écran qui a investit nos vies jour et nuit, personnellement et professionnellement. Voilà déjà Noël qui approche et les jeunes se posent des questions quand à leur orientation et leur avenir. Les salons de l’étudiant, les Portes Ouvertes vont dès à présent se tenir un peu partout.

C’est donc le moment de positionner autrement ces métiers, ils redeviennent attractifs… Alors, enseignants, formateurs, directeurs d’école, orientateurs… enfonçons le clou.Le monde n’en sera que meilleur.

Votre Rédac’Chef

Kaligo, le cahier intelligent

Kaligo est une application d’apprentissage de l’écriture sur tablette avec stylet pour les enfants de 3 à 7 ans. Cet outil pédagogique enrichi par le numérique est modelable par l’enseignant et personnalisable à l’enfant.

La solution Kaligo se base sur l’analyse des tracés de l’élève, pour proposer des parcours pédagogiques personnalisés en fonction du niveau de chacun.

Kaligo profite de l’innovation pour favoriser la différenciation pédagogique en classe via un apprentissage interactif. Notre solution est un outil complémentaire à l’apprentissage traditionnel de l’écriture à l’école.

Notre solution éducative a été conçue avec les enseignants et les référents académiques et testée auprès de 1000 élèves. Le laboratoire de recherche de l’IRISA/INSA spécialiste de l’analyse des tracés et le laboratoire d’usage LOUSTIC ont également soutenu le développement de la solution.

Cahier de Suivi

Petit scoop nous préparons actuellement une application qui permettra de réaliser un Cahier de Suivi des apprentissages. Cet outil permettra à l’enseignant et à ses élèves de mettre en valeur très simplement des réussites en collectant vidéos, photos, commentaires…à suivre !

Pour en savoir plus : http://www.cahier-kaligo.com

JEUDI CE QUE JE VEUX : Les entreprises au cœur de la formation professionnelle des étudiants

Aujourd’hui,  pour cet article, je laisse la main à ma stagiaire Charlotte Roussel, étudiante en 2ème année de BTS communication.

Les étudiants, les jeunes qui sont en études supérieures, ont de nos jours de plus en plus envie d’évoluer dans la vie professionnelle et pour ce faire ils sollicitent les entreprises.

J’ai interviewé deux étudiants actuellement en 2ème année de BTS Communication sur ce qu’ils pensaient réellement du rôle que jouaient les entreprises durant leur parcours d’apprentissage. Je leur ai donc posé trois questions qui semblent pour moi importantes :

– Quel rôle jouent les entreprises dans votre formation ?

– Qu’est-ce qu’elles vous apportent ?

– Que reprochez-vous aux entreprises lorsque vous êtes stagiaire ?

Gabriel, 21 ans, m’a exposé son point de vue :

« D’après moi, les entreprises ont pour rôle de nous apprendre et de nous faire découvrir un métier dans n’importe quel domaine selon notre formation. Elles doivent nous épauler, nous aider lors de difficultés et nous conseiller afin de nous améliorer et de raisonner comme de vrais professionnels.

Les entreprises grâce aux stages, nous permettent de nous projeter directement dans la vie professionnelle car nous devons respecter certaines règles comme les horaires ou encore mener à bien les missions qu’on nous confie. Les entreprises nous apportent de l’expérience en terme de projets, on se rend réellement compte de toutes les étapes, c’est-à-dire de la problématique jusqu’à son dénouement.

Les stages sont importants car ils mettent en pratique ce qu’on a appris en formation. Les professionnels nous aident à évoluer en entreprise. Ils nous permettent également de découvrir différents environnements par exemple dans le domaine de la communication, nous pouvons effectuer notre stage en agence de communication, en régie publicitaire ou encore dans une collectivité territoriale. » 

Quant à Emma, 19 ans, a un point de vue similaire à celui de Gabriel :

« Les entreprises ont pour mission de nous donner une expérience professionnelle, c’est ce qu’un étudiant attend avant tout. Il faut qu’elles nous imposent du sérieux ainsi que de la rigueur lors des projets qu’elles nous confient. Elles doivent nous donner des responsabilités afin qu’on évolue dans le monde du travail.

Il faut, selon moi, que les entreprises nous conseillent et nous suivent tout au long de notre stage. L’implication du tuteur doit se faire ressentir, laisser un minimum d’autonomie tout en conseillant est la clé de la réussite professionnelle.

Lorsque nous réalisons divers stages nous ne sommes pas toujours rémunérés. Cela est très frustrant car nous travaillons comme si nous étions les employés de l’entreprise. On s’implique réellement et parfois les entreprises n’ont aucune reconnaissance. C’est dommage je trouve. »

 

Cette interview parle d’elle-même, les étudiants ont besoin d’être encouragé, d’évoluer, d’apprendre dans le milieu professionnel et pour cela ils ont besoin des entreprises.

Aujourd’hui, trouver du travail pour un jeune est très difficile car beaucoup d’entreprises exigent une certaine expérience. Mais une question se pose : Comment les jeunes peuvent avoir de l’expérience professionnelle si les entreprises ne leur laissent aucune chance ?

Charlotte Roussel

Plus d’un jeune sur 10 a des difficultés à lire

Une étude du ministère de l’Éducation nationale dévoile les chiffres liés à l’illettrisme et révèle que 10,8 % des jeunes de 16 à 25 ans auraient une maîtrise fragile de la lecture.

L’acquisition des fondamentaux (lire, écrire et compter) en maternelle et en primaire est l’une des ambitions du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Une véritable urgence selon les résultats de l’étude du ministère de l’Éducation nationale, publiée, ce vendredi 30 juin. Suite à des tests effectués par 760 000 Français âgés de 16 à 25 ans, lors de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC), l’enquête a pu mettre en lumière le fait que plus d’un jeune sur dix rencontre des difficultés dans le domaine de la lecture.

Parmi eux, certains présentent même de sévères lacunes. En effet, un jeune sur vingt (c’est-à-dire 5,1 % des jeunes sondés) « peut être considéré en situation d’illettrisme » et se caractérise « par un déficit important de vocabulaire » précise le communiqué.

Les filles meilleures en lecture. Globalement, les filles maîtriseraient plus la lecture que les garçons. Selon l’étude, les jeunes filles sont 9,2 % en grande difficulté de lecture contre 12,4 % des garçons. Par ailleurs, plus le niveau d’études est élevé, moins les jeunes éprouvent des difficultés à lire. En effet, les jeunes en difficulté représentent 45,8 % de ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège, 28,5 % des détenteurs d’un BEP ou CAP, mais seulement 4,3 % de ceux qui suivent une filière technologique ou générale au lycée. A partir du niveau baccalauréat, les différences s’estompent. Une bonne nouvelle cependant, plus des trois quart des jeunes qui se sont présentés à la JDC en 2016 sont « des lecteurs efficaces » et ont réussi les trois modules de l’évaluation.

Davantage de difficultés selon les régions. En France métropolitaine, c’est au nord de la Loire que les difficultés de lecture sont les plus fréquentes. Les jeunes des départements du Nord (17,7 % de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 17,5 % dans la Somme), la Nièvre, l’Oise et en Outre-mer présentent de moins bons résultats, par exemple, que leurs camarades bretons. Enfin, en Île-de-France, la part des jeunes en difficulté fluctue de 5 % à Paris à 11,8 % en Seine-Saint-Denis.

« Devoirs faits » : un soutien scolaire gratuit pour tous les collégiens

 

Le dispositif « devoirs faits » entre en vigueur dès le lundi 6 novembre. L’idée : proposer aux collégiens volontaires de les accompagner dans leurs devoirs et alléger leur travail à faire à la maison.

aide aux devoirs dans 7600 collèges

© Dolgachov – 123RF

L’opération « devoirs faits » débute ce lundi 6 novembre dans 7 100 collèges de France, sous réserve d’éventuels ajustements.

Son objectif ? Permettre à tous les élèves du collège de « disposer d’un temps dédié à la réalisation des devoirs demandés par les professeurs, en dehors des heures de classe, mais dans l’établissement » et « effacer toutes les sources d’inégalités en matière de travail individuel et d’accès au savoir« , précise le communiqué du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La mise en place de ce dispositif gratuit sera aussi l’occasion d’expérimenter « la pédagogie inversée en proposant aux élèves de consulter des cours en ligne avant d’assister à la session d’aide aux devoirs ou de faire des exercices interactifs« , confie Jean-Michel Blanquer dans une interview du 5 novembre donné à 20 minutes, avant d’ajouter que « l’idée, c’est d’être innovant et d’intéresser les élèves autrement !« 

Comment bénéficier de cette aide ? L’élève intéressé par le dispositif doit s’inscrire auprès du secrétariat de son établissement, le jour de son choix, à une heure (au minimum) d’aide aux devoirs prise sur son temps de midi, après les cours ou pendant les heures de permanence. Pendant cette heure, le collégien effectue, au calme, ses exercices et révise ses leçons, avec la possibilité d’être aidé par les enseignants ou les CPE (conseillers principaux d’éducation) volontaires quand il en a besoin. A raison d’un adulte responsable de 15 élèves, ces aides peuvent également provenir des étudiants en service civique ou des bénévoles extérieurs issus d’associations.

Un cadre bienveillant pour progresser. « Les devoirs sont indispensables aux progrès des élèves, notamment les plus fragiles« , note Jean-Michel Blanquer sur le communiqué, « ils peuvent aussi être source d’accroissement des inégalités sociales et peser sur la vie de famille« . La mise en application de ce dispositif servira donc à délester l’enfant de la corvée des devoirs une fois rentré chez lui ainsi que ses parents, qui peuvent parfois « se sentir dépassés par les exercices demandés ou par la maîtrise de la matière« , précise le ministre. Dès lors que l’élève en ressent le besoin, il décide lui-même du travail qu’il se sent capable de faire chez lui et celui qu’il préfère réaliser dans le cadre des « devoirs faits ». Les familles peuvent également en faire la demande auprès des enseignants. Enfin, lors du conseil de classe du premier trimestre, chaque professeur pourra encourager les élèves en difficulté, qui ne sont pas encore inscrits, à tester quelques heures d’aide aux devoirs et à en constater l’efficacité.

Étendue aux écoles primaires en 2018. Le dispositif, effectif dans tous les collèges dans les semaines à venir, avant d’être instauré dans les écoles primaires à la rentrée 2018. Une mesure complémentaire aux études surveillées, déjà mises en place dans chaque commune.

Source : Le journal des femmes

La pédagogie agile… ça marche

Pour ma part, lors de l’animation pédagogique du cours Atelier de production communication »entreprise école » à l’AIFCC Caen, j’ai utilisé le Kanban qui a permis aux élèves de gagner en efficacité et aux encadrants de gagner en visibilité sur l’avancement du projet et sa régulation.

MC LEFEBVRE

La pédagogie Agile par Christian Den Hartigh

présentée au Club Agile de Caen

Même une semaine après la conférence donnée par Christian sur la pédagogie agile qu’il a mise en place dans son collège, l’effet wouah !!! est encore là. Quelle prouesse de créativité, de dévouement, d’engagement personnel, de bienveillance, de surprises… Je ne sais pas par où commencer mais je vais essayer de vous faire un résumé…

Alors voilà, Christian est prof de Français en collège, et c’est pas facile ! Pourquoi ?
Il a juste évoqué qu’il enseigne dans une zone d’éducation prioritaire, mais cela veut dire qu’en somme, 80% de ses élèves se demande pourquoi ils viennent en cours…

Il a commencé par évoquer ses contraintes, auxquelles tout enseignant doit faire face et essentiellement centrées sur le temps :
–  Il a 130 heures pour boucler un programme qui requiert plus de 130 heures

  • Pendant son cours son heure de cours, il a en fait 1 heure -5 min d’installation, -5 à -15 min pour faire en sorte que ses élèves aient envie de l’écouter, -5 min à la fin du cours car ils en ont déjà marre… je vous laisse faire le compte, s’il a en réalité 30 min pour faire passer l’information, c’est déjà bien !
  • Dans ce contexte, l’élève a peu de temps pour s’exprimer individuellement dans la classe. Si le prof parle 5 minutes (ce qui est trop peu), l’élève dispose de 2 minutes, mais en réalité, il n’a pas plus de 20 secondes pour s’exprimer et interagir, donc pour se planter et apprendre… (ah… attention les agilistes, on commence à voir arriver des valeurs familières 😉
  • il a également fait des constats :
    • il a une classe dans laquelle tous ses élèves ont plus ou mois le même âge
    • il a environ 25 élèves par classe
    • il y a une grande hétérogénéité culturelle et cognitive dans sa classe
    • il y a le hasard : les élèves n’ont pas choisi d’être ressemblés, d’avoir tel ou tel prof etc.
    • pour chaque élève, il ne représente, lui, professeur de français, que 1/10e du corps enseignant, c’est peu !

Et finalement que face à tout cela… il est seul face à ses problèmes !Alors il a commencé par se dire que ces constats qui peuvent être pris comme des contraintes, peuvent aussi être considérés comme des forces, et il a donc essayé de transformer les faiblesses en forces.

Mais cet enseignant est un petit génie, si si, vous verrez pourquoi après… Il a cherché et cherché encore : que dit-on en biologie, physique, mathématique, que fait-on en maternelle, que dit-on dans les conférences de Massy, dans les écoles Palo Alto ?

ta ta !!

Paul Watzlawick : « Le problème est la solution. » « Ajouter une solution à un problème, c’est rajouter du problème au problème! »
Ouai, c’est facile ça, mais on fait comment alors ?

Revenons à l’objectif : chaque élève doit pouvoir apprendre à partir de là où il se trouve.
Christian est donc revenu à l’origine : la cellule biologique eucaryote !
Ok, vous pensez que ça n’aide pas vraiment pour apprendre le français mais attendez, ça arrive…

Revenons à l’élève et à certains faits à connaître:
Son cerveau est en développement. En fait, les sciences neuronales nous apprennent que, chez un être en développement, jusqu’à 10 ans, c’est la partie limbique du cerveau qui fonctionne essentiellement soit : les émotions. La partie cognitive, le cortex préfrontal, qui contient la logique, le raisonnement, le calcul, la projection dans le temps, etc. se construit entre 10 et 25 ans.
Ses élèves de 5ème se situent donc tout de suite dans une hiérarchie de groupe : qui dans la classe est le meilleur, comment « je » me positionne dans ce groupe et « si je me trompe, tout le monde va se moquer de moi ». L’élève a besoin d’être rassuré : sur son niveau et par rapport à la hiérarchie du groupe.

Petit détour par les lois de la thermodynamique, et là c’est le pompon ! J’ai beau avoir fait de la physique jusqu’à B+2, quand-même… et ben comment dire… le prof de français qui est là devant nous, il nous parle de la cellule biologie, du noyau, des émotions, du cortex préfrontal et pof, comme ça il passe par les deux premières lois de la thermodynamique! Bref…

Donc voilà : il ne faut pas raisonner en système fermé (l’élève tout seul dans sa tête!) mais en système ouvert, en interaction avec les autres (c’est un peu simplifié, d’accord ?!). Les élèves qui ne communiquent pas, qui sont renfermés et ne reçoivent pas l’information transmise par le professeur doivent être amenés à communiquer avec les autres élèves, et en particulier ceux qui communiquent mieux et sont plus à l’aise dans la réception et l’émission des informations.

Etape essentielle : neutraliser l’enfant… je vous vois imaginer notre prof de français en ceinture noire plaquant le pauvre enfant au sol…
Quelques explications s’imposent : l’enfant perçoit par l’émotion en premier. Celles-là même qui le mettent directement dans une structure hiérarchique, le font se sentir dominant ou dominé par les autres. L’objectif est de neutraliser ces émotions pour faire fonctionner l’Elève, donc l’apprenant, pour nourrir ce cerveau « préfrontal » en développement. Cela pour déclencher un Travail (le protocole pédagogique) en vue de transmettre l’information au bon endroit : Hourra, j’ai compris, super cette technique !

Il neutralise donc l’enfant utilisant des autorisations plutôt que des contraintes (oui, tu peux manger (sauf hamburgers et kebabs!), boire (sauf sodas), te déplacer dans la classe…si tu as besoin d’un support pédagogique (manuel scolaire, Bescherelle, etc.).
Il ne donne pas de punition, mais au contraire donne une grande liberté à ses élèves et oriente tout vers l’élève : le cerveau qui doit apprendre.

Je vous vois venir avec « oui oui, d’accord on a fait mai 68, le « tout est permis », on a testé !! »… Mais non, tout n’est pas rose, parce qu’il peut se mettre en colère notre gentil prof de français…

Parce qu’il est égoïste, il s’est rendu compte que ses anciens élèves, il les revoit partout : garagiste, soignant en maison de retraite, au volant d’une voiture, commerçant, etc. Et il se dit que quand ils feront leur boulot quand ils sont grands, ce serait bien qu’ils le fassent bien ! Donc il faut leur donner dès le début, à l’école, les bons réflexes : autonomie, conscience professionnelle, etc. Chacun a besoin d’être valorisé… et pour la vie. En fait, ce prof de français se dit qu’il doit être égoïste (en pensant à lui plus tard, face à ces futurs adultes), et finalement faire preuve d’un grand altruisme en pensant à ces élèves.

Retour à la thermodynamique (décidément…) : gardons un oeil sur le fait qu’on doit optimiser le temps de classe et augmenter le temps d’apprentissage, il faut apprendre à accepter ses erreurs, être mis en confiance…. l’agilité s’installe !

Et de nous parler du Lean management :
Le management, c’est de la pédagogie pour adultes.
La pédagogie, c’est du management des enfants.
Finalement, le management et la pédagogie ont le même but : organiser l’information.
Belle démonstration, je prends !

Le Lean vise à supprimer le superflu, tout ce qui ne sert pas le but final… Il faut donc revenir aux sciences du vivant et à l’essentiel : l’élève est là pour apprendre et l’enseignant pour lui faire passer une information.

La communication, c’est la génération successive de toutes ces étapes, sans début, sans fin, en cycle permanent :

Alors voilà tout ce qu’il a fait :
Nous montrant une photo de la salle de classe, nous avons vu un tas de choses que nous n’avons pas comprises : il y a une frise, un calendrier, un totem… Ce sont en fait de très bonnes idées qu’il a testées et qui fonctionnement !

Quelques exemples dont certains s’inspirant de l’école Palo Alto :

  • Une frise pour représenter les périodes de cours de l’année avec les étapes d’examens => les élèves se situent dans l’année scolaire.
  • Des symboles aléatoires sur les papiers pour déclencher une question : « M’sieur, c’est quoi ça ? » et de répondre « à ton avis, fais des hypothèses, cherche » => générer une réflexion, accepter de faire des erreurs, apprendre de ses échecs…
  • il a tout retourné dans sa classe, pardon : réorganisé son espace pédagogique ! Des tables au centre de la salle avec des livres de cours, des supports pédagogiques, des Bescherelle, des post-its (indispensable pour un agiliste!) et autour, les tables en cercle. Donc tous les élèves sont au premier rang, et lui au milieu, avec un petit bout de table pour poser son cartable dans un coin. Selon les exercices, les élèves travaillent en individuel, en groupe, en binôme, bref, ils sont en interaction quasi-permanente au sein d’un groupe d’une dimension variable => le temps de parole de chacun augmente donc grandement
  • Il utilise les posts-its pour certaines applications.
  • Il met un ou plusieurs smileys (joyeux) sur chaque feuille d’exercice indiquant si c’est un travail seul ou à deux ou en groupe. Et les élèves doivent le recopier, chacun à sa manière => expression de soi, création…
  • Il a écrit sur une feuille en TRES GROS : « sois cool et prend des risques »
  • Des « papiers de colère » sont à disposition, avec le texte :

Papier de colère
En cas de crise, froisser violemment et jeter dans un coin.
Ne pas abuser sans avis médical »
Une sensation + une émotion = un sentiment.
L’émotion est ponctuelle (joie, peur…), le sentiment est durable.

Il vise donc à laisser s’exprimer les émotions et surtout à les reconnaître, c’est aussi une partie de son métier : colère, joie, surprise, tristesse, dégoût, peur), mais leur apprend à ne pas laisser le sentiment s’installer.

  • Il a construit des totem, accrochés au mur, sur lequel chacun écrit sur un papier :
    •     1- ce qu’il souhaite pendant l’année scolaire pour lui-même.
    •     2- ce qu’il souhaite pour sa famille, ses amis, ses proches.
    •     3- ce qu’il souhaite pour sa classe.

Tous ces papiers sont positionnés dans une forme choisie par la classe, personne ne lit ce qui est écrit sur les papiers, c’est INTERDIT, c’est une règle absolue qu’il respecte et fait respecter, sans concession! Car c’est le principe du totem, sinon, le principe est rompu. Et celui-ci est détruit à la fin de l’année. Cela marque la fin d’un cycle, d’échanges, d’une collaboration, l’année suivante sera une nouvelle année.

  • – la double molécule, utilisée pour matérialiser des concepts et des questions clés pour l’analyse ou la création d’un récit, que voici :
  • Le principe de l’abeille : un élève par groupe dispose de 1 min chrono pour aller voir ce que font les autres groupes pour chercher de nouvelles infos pour aider son groupe. Personnellement, j’adore ce principe.

En conclusion, il n’est plus vraiment enseignant mais plutôt aidant… il passe de table en table pour observer et se nourrir, il observe les éléments sur lesquels les élèves buttent et planifie un rappel théorique au cours suivant… Il observe avec quelle rapidité ils trouvent une information d’eux-mêmes ou en groupe, comment ils se plantent… et apprennent.

Une philosophie qui me plaît : l’enseignant ne donne pas la solution au groupe mais lui donne l’énergie nécessaire pour trouver la solution par lui-même.

L’importance de conserver ces trois entités.

Source : Nancy Carlson Page.

Commentant les 4 valeurs du manifeste Agile :

  • Les individus et leurs individus plus que les processus et les outils.
  • Des créations opérationnelles plus que des connaissances exhaustives.
  • La collaboration médiateur/apprenant plus que la transmission verticale.
  • L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.

Il nous fait d’ailleurs observer que ces 4 valeurs agiles sont des préférences et non des rejets : on ne détruit pas mais on améliore la première partie… et puis, remarque très intéressante : ce qu’il faut conserver mais réduire, c’est la partie statique, et ce qu’il faut augmenter, c’est la partie dynamique. Il faut donc être dans le développement plus que dans la destruction ou le remplacement.

Il différencie donc le travail fait (note du devoir) de l’énergie mise par l’élève : elle toujours de 20/20 car c’est le cerveau qui se construit !

Et puis quelques observations :

Il ne faut quand-même pas trop s’éloigner de la culture de son établissement car cela crée trop d’interrogations et des scissions et… il faut conserver les liens…

Remarquant aussi que « on n’a jamais l’approbation de tous »…

Avec un peu de nostalgie de ne pouvoir en faire plus pour ses élèves, nous nous quittons après cette conférence qui a déjà largement dépassé le temps prévu mais qui … était trop courte !!!

Avec plein d’étoiles dans les yeux, car, comme l’a fait remarqué un des participants : « on aurait tous voulu avoir un prof comme ça

un jour »…

J’allais oublier la tradition, ça, c’était notre réseau social de la soirée :

Rédaction
Loïc Rabault (Zen Conseil)
Relecture
Emilie André (Parlons Press)résenté

 

En Belgique une école des intelligences multiples et des talents

Une école privée fondée sur les Intelligences multiples et qui en fait un contrat d’avenir avec le jeune, seul problème : le coût très lourd pour les familles…

ESTIM - Ecole

L’École secondaire pour talents et intelligences multiples (Estim) accueillera ses premiers élèves à Uccle à la rentrée 2017, ont annoncé vendredi ses fondateurs, Claire Bruyninckx et Thalyton de Paiva. Née d’une réflexion de trois ans, cette école privée présente un autre enseignement qui veut développer le potentiel de chaque élève et lui proposer un parcours plus individuel.

Redoublement qui explose, classes surchargées, … Pour Claire Bruyninckx, coach scolaire et Thalyton de Paiva, professeur d’histoire-géo, le système scolaire actuel ne fonctionne plus. Selon eux, « les digital natives ne se retrouvent plus dans le système éducatif tel qu’il est dispensé aujourd’hui ». Ils ont donc décidé de lancer leur propre école: Estim.

Leur pédagogie est construite autour de quatre axes: la citoyenneté, l’environnement (intérêt pour la nature), les nouvelles technologies et le développement personnel. Le numérique sera le support principal, mais non exclusif de l’enseignement: chaque élève reçoit un ordinateur portable qu’il reprend chez lui. Estim part du postulat que chaque enfant fonctionne différemment et que ce n’est pas à lui de s’adapter au cours ex-cathedra donné par le professeur, mais bien à l’enseignant de s’adapter au potentiel de l’élève.

L’école s’inspire de la théorie des intelligences multiples formulée par l’Américain Howard Gardner en 1983. Tout un chacun possèderait huit types d’intelligence (linguistique, spatiale, musicale, …), développées plus ou moins fortement selon l’individu. Il faut noter que cette théorie ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique, qui lui reproche de ne pas avoir été testée expérimentalement.

À l’issue d’une série de tests et de discussions, l’élève, ses parents, l’école et les professeurs élaborent un « contrat d’avenir », socle de l’enseignement et guide pour le professeur qui fixe les objectifs à atteindre. « Le contrat d’avenir est notre vraie force », expliquent les fondateurs. École privée oblige, l’inscription coûte 250 euros et un minerval de 1.250 euros par mois est exigé.

Estim vise l’inscription de 45 élèves pour septembre 2017 et 180 inscrits en trois ans. (Belga, photo ESTIM)

Comment notre cerveau apprend ?

Le cerveau de l’apprentissage diffère selon chacun mais lie émotionnel et organisation possible des données

Une étude de l’OCDE sur le cerveau laisse entrevoir de nouvelles pistes pour l’enseignement. Le cerveau ne perd jamais sa capacité d’apprendre. Allant à l’encontre du mythe selon lequel “pour le cerveau tout se joue avant l’âge de trois ans”, cette étude porte à croire que non seulement le processus d’apprentissage ne cesse jamais – surtout s’il est actif – mais en outre qu’il opère des modifications physiques dans le cerveau.

Cet ouvrage s’inscrit dans un projet que le Centre de l’OCDE pour la recherche et l’innovation dans l’enseignement (CERI) a lancé en 1999 sur le thème “Sciences de l’apprentissage et recherche sur le cerveau”. S’inspirant des recherches actuelles en neurosciences et en sciences cognitives, cette publication propose des découvertes qui peuvent être utilement appliquées aux politiques et pratiques en matière d’éducation.

Les chercheurs en neurosciences mettent aussi actuellement en évidence dse aspects de l’apprentissage qui peuventaider à résoudre des problèmes liés aux maladies neuro-dégénératives. Ces travaux sont d’un grand intérêt pour l’action des pouvoirs publics, étant donné le vieillissement des populations dans les pays de l’OCDE et les défis qui en résultent dans le domaine de la santé.

Cette étude débouche, entre autres, sur la conclusion que la plasticité du cerveau – sa capacité à évoluer en fonction des exigences environnementales – dépend non seulement du type d’apprentissage entrepris mais aussi de l’âge auquel il survient et de l’environnement général dans lequel il s’insère. Les faits montrant que les émotions modifient le tissu neuronal, l’étude tend à indiquer que l’une des plus puissantes motivations à apprendre est le sentiment d’illumination qui se produit lorsqu’on comprend de nouveaux concepts.

Dans cette optique, il est recommandé dans le rapport de veiller à transmettre ce plaisir d’apprendre dès la petite enfance en permettant aux très jeunes enfants de connaître cette « illumination ». Grâce aux informations obtenues au moyen de l’imagerie cérébrale des adolescents, qui révèlent dans ce groupe de population la conjugaison d’un fort potentiel cognitif et d’une immaturité émotionnelle, on est conduit à s’interroger sur l’orientation scolaire que certains pays pratiquent à un âge relativement précoce et à se demander s’il ne serait pas plus efficace de proposer certaines possibilités de formation à un stade ultérieur, une fois que ces jeunes sont arrivés à maturité.

Le rapport tend notamment à montrer que les nouvelles découvertes concernant la façon dont le cerveau assimile le langage et l’âge auquel cette assimilation se produit peuvent être utilement appliquées à l’enseignement des langues étrangères. Le rapport est également en contradiction avec les idées au sujet du rôle respectif de l’hémisphère droit et de l’hémisphère gauche dans l’apprentissage et la réflexion, la thèse soutenue étant que les compétences, pour la plupart, ne siègent pas exclusivement dans une partie du cerveau. S’agissant par exemple de l’aptitude au calcul, la soustraction et l’addition activent des régions totalement différentes du cerveau.

Le rapport traite de questions éthiques telles que l’utilisation de l’imagerie cérébrale et de la médication pour améliorer les résultats scolaires. Il examine également les 3 D, c’est-à-dire la dyslexie, la dyscalculie (incapacité à maîtriser les nombres) et la démence. La dyslexie par exemple résulte principalement d’une atypie du cortex auditif, désormais décelable à un très jeune âge.

Globalement, il est souligné dans le rapport qu’il importe d’adopter une approche exhaustive en matière d’éducation, tenant compte aussi bien des avancées neurologiques que des facteurs environnementaux et sociaux. S’il est vrai que la recherche montre que le langage est au mieux acquis à un âge précoce, elle révèle également que l’aptitude à élargir son vocabulaire demeure constante toute la vie durant.

Texte et origine : OCDE

J’ai été boosté par la formation intelligences multiples

Suite à la tenue début mars de la formation sur les Intelligences Multples, voici le témoignage d’une enseignante de Vaison La Romaine, nous partageons avec vous ce sympathique témoignage

 

Bonjour! Merci beaucoup ? j’ai vraiment été boosté par cette formation et jai ré-investi dès mon retour les intelligences multiples auprès des stagiaires et des élèves. Ça a permis des échanges intéressants voire amusants quand j’ai tenté de faire apprendre un point du cours sur l’air de la pub Haribo que venait d’entonner une élève ; elle a cru que j’allais lui faire la morale, je te dis pas l’étonnement quand j’ai repris l’air? demain matin j’ai rendez vous avec ma responsable pour monter un projet avec les stagiaires jusqu’à la fin de l’année. Carte mentale et intelligences multiples me seront bien utiles et source d’inspiration…. Merci pour tout. Emilie