Fiers de la satisfaction des clients d’AMIFOR !

BAROMETRE AMIFOR : RESULTATS D’ENQUETES DE SATISFACTION 2019-2020

85,3% de stagiaires satisfaits, et 49,20% de progression dans l’apprentissage !

Chez AMIFOR notre devise est de rester à l’écoute de nos clients et de nos apprenants.

Lors de nos sessions , nous donnons à remplir systématiquement des fiches de progression et des fiches d’évaluation de formation… L’idée principale est d’en tenir compte pour améliorer et réorienter nos programmes de formation et nos actions.

Nous publions ce jour ces résultats pour l’année de formation 2019/2020… Une année à n’en pas douter difficile puisque marquée par le confinement et la crise. Beaucoup de nos formations ont été de ce fait annulées et d’autres reportées.

Nous avons mené 10 enquêtes de satisfaction (évaluation et progression)

Les taux constatés sont les suivants :

Evaluation de la formation satisfaction pédagogique  et de dynamique de groupe  : +85,3%

Progression en matière des apprentissages :
Entre le démarrage de la session et la clôture : gain de 2,5 points sur 5 sur l ensemble des stagiaires sondés.

 

LE BAC C’EST DANS LA POCHE !

Deuxième quinzaine de juin, on devrait être en pleine épreuve de BAC. Alors Plongeons nous dans ce que sera ce bac 2020

Grâce à un article paru sur le blog  HUFFEPOST  on peu s’en faire une idée :

Bon tout d’abord soyons rassurés, le troisième trimestre comptera pour du beurre… L’enseignement à distance ne sera pas comptabilisé, mais les notes des épreuves anticipées de première ,elles le seront.

Pour  l’épreuve obligatoire  d’éducation physique et sportive , les candidats obtiendront sans tennis et sans short, comme note finale la moyenne des deux épreuves de contrôle en cours avant la fermeture des lycées.

Pour ce qui est du carnet scolaire  les professeurs ont pu continuer d’évaluer leurs  élèves jusqu’au lundi 15 juin dernier sur leurs notations du dernier trimestre. Si ces notations   ne comptent pas dans la moyenne de l’élève au bac, “elles peuvent faire l’objet d’une appréciation portée par les professeurs sur le livret scolaire afin d’éclairer les travaux du jury sur la motivation et l’assiduité des élèves » Avec un objectif: valoriser les élèves qui ont continué à travailler pendant le confinement et les cours à distance, via internet ou des cours envoyés à leur domicile.

Ce qui semble logique et récompense les efforts des plus assidus.

Une fois le conseil de classe passé, les élèves peuvent accéder à leur livret scolaire pour connaître leurs notes ainsi que les appréciations de leurs professeurs et du chef d’établissement. En calculant leur moyenne générale, pondérée selon les coefficients de chaque matière, ils peuvent d’ores et déjà savoir s’ils ont plus de 10/20, et donc s’ils ont leur bac.

Puis pour garantir l’équité entre tous les candidats, un jury, présidé dans chaque académie par un universitaire examinera les dossiers. En s’appuyant sur les appréciations des enseignants, ils valoriseront les candidats “assidus, mobilisés et volontaires

Le 7 juillet, enfin, la publication des résultats sera maintenue, Les élèves ayant obtenu une note entre 8 et 10 seront amenés à passer la session de rattrapages entre le 8 et le 10 juillet.

Alors on peut se demander quel sera la valeur de ce bac 2020 mais on peut également se figurer ce que sera la futur Bac puisque la réforme du baccalauréat prévoyait déjà d’appuyer cet examen en majorité sur le contrôle continu et le grand oral

Un coup d’essai, donc non voulu mais joué cependant.

Après on peut se poser la question de la valeur de ce diplôme.

Là relayons un extrait d’article datant de septembre 2019 et figurant sur le site web FORBES,

« certains élèves ont tendance à décrocher, parfois dès le collège. Cela veut-il dire pour autant qu’ils ne sont pas capables de s’assurer un avenir brillant ? Qu’ils sont condamnés à effectuer des tâches ingrates et à être soumis aux ordres d’un patron durant toute leur carrière ? Qu’ils n’évolueront pas ou très peu jusqu’à l’âge de la retraite ? Heureusement, les nombreux exemples prouvant que les autodidactes peuvent se forger une place de choix dans ce monde sont nombreux. On ne compte plus les jeunes entrepreneurs dont le parcours scolaire chaotique n’a pas empêché de créer leur start-up, même sans diplôme !

En outre, si le digital ouvre des portes à bon nombre d’autodidactes, ce secteur n’est pas le seul dans lequel il est possible de se faire un nom, même sans diplôme.

effet, la restauration et la grande distribution sont d’autres exemples de secteurs dans lesquels les François Pinault, Jean-Jacques Decaux et autres Xavier Niel de ce monde ont réussi leur carrière. »

Lire l’intégralité des articles cités :
En l’absence d’examen comment savoir si on a eu son bac ? (Huffingtonpost)
Faut il avoir un diplôme pour réussir ? (Forbes)

Les chroniques du confinement et de l’école

Etre parent, pédagogue, accompagnateur, oui mais…

Aborder le thème du confinement et de l’école ou des études « à la maison », c’est devoir se mettre à la place de chaque partie prenante, dans un scénario Inédit.Nous vous proposons sur les 2 prochaines semaines et avant la fin de ce confinement une série de chroniques sur le confinement et l’école ou comment chaque acteur ressent et trouve sa place dans ce contexte.

Aujourd’hui je vous propose de nous  mettre à la place de parents d’écoliers ou de collégiens.

Les parents accompagnent les enfants durent le confinement

Parmi eux, Il y a ceux qui dans un premier temps ont pu être heureux de se glisser dans

les cahiers set sur les écrans scolaires de  leurs enfants… Les premiers jours tout va bien puis , ils ont vite fait le constat que l’apprentissage continu est bien différent de la notion de devoirs du soir.

L’aide au devoir pose déjà un problème en soit. De moins en moins de parents s’investissent dans cet accompagnement et les écoles de plus en plus font en sorte d’en donner le moins possible en proposant  d’autres types de pédagogies.

Un devoir est une révision ou une préparation à une leçon ou un apprentissage. Alors qu’aborder un apprentissage nouveau est beaucoup plus complexe pour les parents et les enfants puisque tous les deux sont entraînés sur un terrain complètement nouveau.

Le parent n’est pas formé à « former » et faire » comprendre » une notion. La faire réviser ?  peut être, mais l’aborder pas vraiment.

Le rôle qu’on nommait autrefois «  prescripteur » était dévolu à des personnes employés à domicile pour l’éducation des enfants… C’étaient déjà des personnes qui en avaient la capacité, la compétence et l’intelligence. Et bien souvent ils acquéraient une notoriété.

Alors loin de moi le fait de penser que des parents ne sont pas doués pour cela, certains, rares, ont même parfois choisi délibérément de faire l’école à la maison mais  ce sont souvent d’anciens enseignants ou instituteurs.

D’où la première grande difficulté rencontrée : comment accompagner réellement les enfants vers de nouveaux savoirs sans l’aide de l’école ? Et est ce que l’école à distance est toujours une solution ?

L’école à distance implique une relation binaire plus que collective. L’émulation du groupe n’est pas la même. Et même si des enseignants ont su monter des défis en ligne avec et entre leurs élèves, le vécu et les résultats en terme d’apprentissage ne sont pas aussi probants. Mëme si souvent la créativité est grande.

Les écoliers, même les plus assidus, face à des parents qui les lâchent faute de pouvoir tenir sur le long cours, et faute du rapport au groupe pour la plupart se lassent et   ont tendance à abandonner.

L’effet « miroir » : copier l’autre ‘l’enseignant ou le camarade (dans le bon sens du terme)n’est plus possible. Hors notre cerveau a également besoin de ces stimuli pour mémoriser les apprentissages et les reproduire.

Parents, collégiens, écoliers ressentent alors le besoin de rejoindre le groupe classe qui apporte au delà des savoirs essentiels la façon de les interpréter et de les vivre.

Les parents réalisent qu’ils ne sont pas fait pour être des pédagogues en permanence et que leurs compétences  ne correspondant pas à ce registre.

Les écoliers et les collégiens comprennent que l’institution école ou collège est également une structure qui permet de se développer et d’évoluer entre et avec ses pairs et son  ou ses modèles

Peut-être que ce confinement a cela de bon : mieux que la meilleure des conférences pour remettre à leur place la valeur de l’école et de son équipe éducative et professorale, une véritable expérience de statut.  Mais également il aura démontré tout l’intérêt d’un accompagnement à la maison pour comprendre et orienter, être à l’écoute et réaliser que l’équipe éducative ne s’arrête pas aux portails des écoles et que chaque parent a son rôle à jouer.

Marie-Christine Lefebvre, fondatrice d’Amifor®

 

 

 

Jeudi ce que je veux : Parcours sup, c’est parti oui mais

Parcoursup 20210 c’est parti

A vos marques prêt, parcours sup c’est parti.  Les étudiants ont jusqu’au 21 mars pour formuler leurs voeux. 10 en tout :  autant de fiches Avenir sur lesquelles les enseignants pourront mettre des appréciations. Nous publions ci dessous un témoignage qui interroge sur le bienfondé actuel de Parcoursup et l’égalité des chances.

“En tant que parent, je n’ai pas forcément bien vécu ce moment l’an passé. Mon fils pour des raisons de vécu personnel a découvert une vocation : celle d’être infirmier. Il avait intégré l’an passé une préparation au concours et à l’oral de motivation mais la réforme est tombée et il a dû comme tous les autres étudiants poser ses vœux sur la plateforme.

Cependant Vincent n’a jamais été un très bon élève, ni un bon élève d’ailleurs. Son parcours scolaire a été jonché de problèmes qu’il a du surmonter, surpoids à 12 ans, crises d’asthme à répétition, maintes absences, pas de sport, le divorce de ses parents à gérer, et un accident très grave qui a touché son frère aîné, alors sa référence. Il était à ce moment là en classe de première. Il fait l’école buissonnière trop souvent pour être aux côtés de son frère dans le coma à l’hôpital. C’est là  qu’est né sa vocation. Il quitte l’enseignement général pour une première Sanitaire et Sociale et obtient son baccalauréat avec mention ! C’est bon il est motivé, mais son livret scolaire s’accroche à lui comme un tatouage. Les vœux pour rentrer en formation infirmier n’atteignent pas le rang souhaité sur parcours sup… Place aux bons, aux étudiants en médecine et kinésthésie ayant échoué en première année etc…

Pas juste, non vraiment pas juste. Aujourd’hui Vincent après un essai de deux mois sur les bancs de la fac en Histoire où il était accepté, mais “paumé” s’est inscrit sur un BTS vente en commerce où il retrouve un peu de motivation. Il va retenter le coup. Dommage notre pays est sans doute en train de perdre une “vocation” qui n’aura pas pu s’exprimer plus qu’en quelques lignes sur une fiche AVENIR.

Vincent n’est pas unique. Son cas est multiple. En formation, nous aidons les enseignants à différencier leur pédagogie. Comment gérer et traiter ces cas particuliers sur la plate forme ? Pourquoi ne pas permettre à un jeune bon à l’oral d’intégrer une vidéo “motivation” sur au moins une fiche, lui donne une chance de défendre “sa vie et son avenir” autrement.

MC Lefebvre

 

Comprendre les générations X, Y Z, un défi pour les formateurs

Qui sont les profils des générations X, Y et Z ?

Amifor vous invite à mieux comprendre les générations X,Y,Z .

A la lecture, formateurs, enseignants vous retrouverez des profils que vous avez dans vos classes et comprendrez ce qui fait la différence avec vous.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de chacune de ces générations (X, Y, Z) il est nécessaire d’y mettre en parallèle, l’évolution technologique les caractérisant. Découvrez qui sont les X, Y et les Z !

(extrait)

Les sociologues distinguent la société du 21ème siècle en 4 types de générations :

  • les Baby-boomers, personnes nées entre 1946 et 1965,
  • la génération x, personnes nés entre 1965 et 1980,
  • la génération y, nés entre 1980 et 2000,
  • la génération z, née à partir de l’an 2000

En à peine 15 ans, ces générations ont assistées pour chacune d’entre-elles, à la mutation de leur propre mode de fonctionnement et de valeurs.

Les générations X, Y, Z d’un point de vue général :

Voici un petit tableau qui distingue la génération X, la génération Y et la génération Z suivant les années de naissance et la typologie des profils.

Pour lire la suite de cet article de notre consoeur du journal du digital 

JEUDI CE QUE JE VEUX : PISA 2019, de qui s’inspirer ?

Encore des inégalités entre garcons et filles

La France figure à la 23e place du classement PISA (et à la 18e si l’on ne prend en compte que les pays de l’OCDE), qui évalue le niveau scolaire des élèves de 15 ans dans 79 pays. Devant elle se trouvent donc de nombreux pays, où les collégiens ont obtenu de meilleurs résultats en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, tels que la Chine, Singapour, le Canada, la Finlande, l’Irlande, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Belgique.

Ce que souligne PISA également, c’est le manque de moyens et de méthodes alternatives dont dispose les enseignants pour faire face à l’hétérogénéité du public. C’est également un manque de méthodes coopératives, entre enseignants, entre élèves.
Sur France Inter, ce mercredi lors de l’émission “le téléphone sonne”, la mise en évidence également du manque de relation entre l’école et l’entreprise, nécessaire pour une meilleure préparation et ouverture de l’élève sur le monde extérieur.

Chez AMIFOR, depuis 10 ans nous travaillons sur tous ces sujets. Parfois en rencontrant certaines résistances. En effet, un changement de pratiques et de méthodes nécessité également un accompagnement des “cadres” : direction, Ministère. Les méthoes appliquées en pays anglo saxons, puis en Europe du Nord sont efficaces, nous nous en inspirons…

Le chemin est encore long. Amifor s’inscrit comme acteur.

 

Apprendre à moins stresser, c’est possible

Comment lutter contre le stress, savoir détecter les éléments déclencheurs

Nous avons 4 types de gouvernance dans le cerveau :
1. Instinctive (l’hypothalamus assure les fonctions vitales réflexes – boire, dormir, copuler – et engendre le stress qui sauve par la fuite, la lutte ou l’inhibition)
2. Grégaire (qui détermine les positions de dominance ou de soumission pour trouver sa place dans un groupe)
3. Emotionnelle (qui emmagasine les connaissances, les découvertes, les savoirs, les compétences pour prendre des décisions dans ce qui est connu)
4. Adaptative (au niveau du cortex préfrontal, c’est la capacité à créer et à aborder l’inconnu)
2 modes mentaux complémentaires
1. Automatique : ce mode mental permet de résoudre le connu.
Le mode mental automatique est :
* Rigide (les décisions prises par milliers sont basées sur la routine et l’habitude)
* Simplificateur (il fonctionne sur un mode binaire : bon/mauvais, blanc/noir)
* Nourri par l’expérience, la culture et l’image sociale
2. Adaptatif : ce mode mental permet d’essayer, de comprendre et d’apprendre, de s’ouvrir à la difficulté (cerveau pré frontal).

Le mode mental adaptatif est :
* Curieux
* Souple (il peut accepter des choses qui déroutent)
* Capable de prendre du recul
* Logique il est à la base du bon sens et de la construction d’une opinion personnelle)
Nous basculons tous les jours entre ces deux modes mentaux.
Les biais cognitifs
Nous avons tous des aversions (des choses qui provoquent des réactions “épidermiques”, disproportionnées ou inconscientes chez nous).
Devant une situation non maitrisée, nous ne pouvons pas réagir avec notre mode automatique. Le cortex pré frontal agit alors comme un poste de pilotage qui voit tout ce qui se passe : il nous renseigne sur nos erreurs. Quand nous restons accrochés à nos idées, le stress devient un signal d’alarme qui nous alerte sur nos besoins.

Stress = stresseur X stressabilité
Stresseur – chose ou personne sur laquelle on jette notre dévolu (le déclencheur)
Stressabilité – notre aversion, notre besoin insatisfait, notre résistance au changement

Pour cheminer vers une existence plus consciente et non violente, notre travail consiste surtout à travailler sur nos valeurs et nos besoins, en d’autres termes sur notre stressabilité. Quand on multiplie un stresseur par 0 (quand on n’est pas stressable), le niveau de stress est à 0 !

Ce travail engendre une possibilité de changer notre vision sur les choses :
* voir le positif dans le négatif,
* raisonner en termes de valeurs et de besoins chez nous et chez les autres dans une situation donnée,
* savoir reconnaître les prémices du stress pour ne pas se laisser envahir par des émotions négatives (colère, irritabilité, exaspération) et adopter des stratégies de non violence (respiration, pleine conscience, communication non violente…),
* identifier nos biais cognitifs, nos croyances (dûs à l’éducation, à la culture, à nos intuitions fausses, à nos stratégies spontanées) et accepter de voir la situation d’un autre point de vue.

A regarder, la conférence TED :

OXFORD, LES ETUDIANTS, LES INTELLIGENCES MULTIPLES

Le 2 juillet dernier, Oxford présentait à la presse sa nouvelle ligne de produits étudiant pour la rentrée scolaire ainsi que son application “scribzee®”, permettant une meilleure gestion et organisation des notes manuscrites et donc du travail individuel et collaboratif et des révisions. Une organisation à laquelle il faut penser dès le début de l’année si on veut être au top quand les examens et contrôles approchent !

Marie Christine Lefebvre,” Amifor®” et des journalistes invités par Oxford à Paris le 1 juillet lors de la présentation presse des produits Oxford pour la rentrée.

Notre centre de formation Amifor® a collaboré avec Oxford dans le cadre d’une approche neurologique de l’apprentissage. Comment l’étudiant apprend ? Les techniques et les outils sont-ils les mêmes pour tous ? Ou sont-ils différents en fonction des profils d’apprentissage ?

Amifor® a mis son expertise au service de cette recherche et le 2 juillet a animé un atelier avec les journalistes et influenceurs présents sur cette question. Un moment de partage

très convivial ou chacun a apprécié se remettre dans la peau de l’étudiant qu’il était pour passé un test que nous avions édité autour des intelligences multiples.

Le pouvoir d’agir et neurosciences

Les neurosciences éclairent les déterminants de nos actions et la place qu’y joue notre vie mentale. En résultent divers modèles du sujet humain, qui ont chacun une répercussion sur les politiques de l’autonomie impulsées par les pouvoirs publics.

Des héros de Marvel au Programme des Nations Unies pour le développement, inspiré par la théorie des capabilities d’Amartya Sen, nos sociétés érigent en idéal un individu capable d’agir. Par-delà des interprétations politiques diverses, cet idéal met l’accent sur l’action volontaire et ses conditions de possibilité. Or, depuis une cinquantaine d’années, les neurosciences ont mis en évidence des corrélations entre des mécanismes cérébraux et la gamme des opérations mentales (cognitions, émotions, intentions), corrélations qui ébranlent ce qu’on croyait connaître des liens entre pensée et action. À partir des dimensions constituantes de l’action, on soutiendra ici que la vogue actuelle des neurosciences ne nourrit pas seulement l’idéal de l’individu agissant, comme on peut l’admettre en première instance avec Ehrenberg [1], mais le spécifie et le reconfigure fortement, au point de justifier une révision substantielle des conditions politiques et sociales de l’autonomie. Comment notre compréhension de l’action humaine est-elle modifiée par les avancées neuroscientifiques ? Quel espace pour un agir autonome cela produit-il ? Nos démocraties doivent prêter attention à ce qui mérite d’être interprété conjointement- aussi bien la compréhension des déterminismes cérébraux que celle de la causalité mentale dans le monde physique – si l’on tient aux libertés individuelles.

Quand le sujet de l’action et les politiques de l’autonomie rencontrent les neurosciences

La figure de l’individu libre et autonome est au cœur de nos sociétés [2], de nos institutions et de notre droit (protection des libertés individuelles, responsabilités pénales des actes dont on est l’auteur). Nos politiques publiques en sont imprégnées sur un large échiquier politique, qu’elles encouragent l’individu à déployer ce qu’il peut (version libérale méritocratique), l’y exhortent (recherche d’efficience capitaliste) ou encore instaurent des ressources pour permettre à chacun de s’accomplir en s’émancipant des déterminismes sociaux (investissement social dans l’enfance, politiques éducatives, sécurité sociale…). Tout à la fois héritier des valeurs de rationalité des Lumières et d’expression de soi du romantisme [3], cet individu autonome « se détermine comme cause de sa propre action en vertu de raisons dont on reconnaît la dimension normative » [4], il en tire d’ailleurs sa dignité ; et cherche à s’accomplir dans l’existence par des actes qui lui sont personnels.

Un extrait d’article proposé par Vanessa Wisnia-Weill, experte des politiques éducatives et sociales.

Source : Le Vie des Idées

-> https://laviedesidees.fr/Pouvoir-d-agir-et-neurosciences.html