Bonne rentrée à tous !

Et voilà ! Les vacances sont finies ! On range les maillots de bain et la crème solaire pour ressortir les cahiers et les crayons. Comme vous, le centre Amifor fait sa rentrée cette semaine. Faisons un point sur les nouveautés dans le monde dans l’enseignement en 2018.

Entre la poursuite des dédoublements de classes dans les quartiers défavorisés, la mise en place de nouveaux tests d’évaluation ou encore l’interdiction du portable au collège… Les changements sont nombreux pour cette rentrée 2018 :

  1. Dictée quotidienne dès le CP
  2. Le dédoublement des classes en CP et CE1
  3. L’apprentissage de la Marseillaise en CE2
  4. Un “plan mercredi” pour les élèves de primaire
  5. Le téléphone portable interdit au collège
  6. Un test de positionnement en seconde
  7. Un accompagnement personnalisé

Nous reviendrons plus en détails dans la semaine sur ces changements importants de cette rentrée 2018. On vous laisse d’abord digérer cette rentrée avant de commencer les choses sérieuses pour commencer l’année 2018-2019.

 

La fédération Formiris

Il y a quelques semaines, Amifor a eu la chance de rencontrer M. Karcz, président du pôle Normandie de la Fédération Formiris, dont notre centre fait également partie.

Créée depuis 2005, Formiris est un Organisme National de l’enseignement catholique et est responsable de la politique de formation initiale et de formation continue des enseignants du premier et du second degré des établissements privés sous contrat avec l’Etat. Formiris est composée d’une plateforme fédérale et de 13 structures territoriales. La structure présidée par M. Karcz gère le territoire normand.

Avant toute chose, il faut savoir qu’environ 320 établissements privés sous sous contrat avec l’Etat. C’est donc ce dernier qui doit s’assurer de la formation de ces enseignants. A l’échelle de la France, cela représente environ 130 000 enseignants et environ 6 500 rien qu’en Normandie. C’est là que Formiris entre en jeu. La fédération est déléguée de l’Etat pour gérer les fonds que ce dernier met à disposition pour la formations de ces enseignants. Par ce rôle d’intermédiaire, Formiris accomplit plusieurs missions :

  • le financement des actions de formation
  • l’achat de formations en fonction des besoins repérés chez leurs enseignants par les établissements

Un rôle d’intermédiaire mais pas seulement. La Fédération entretient plusieurs relations : celle de financeur, celle de client à fournisseur ou encore celle de commanditaire à prestataire lorsque l’Organisme repère et identifie un besoin. Concernant l’achat de formations, Formiris suit un véritable processus d’achat qui passe par l’analyse de la formation, la conception du cahier des charges, les négociations, la contractualisation et bien sûr l’évaluation de de la prestation du ou des prestataires.

Ce processus va dans le sens de la démarche qualité formulée depuis 2014.

En somme, Formiris à des fonctions de financement, des fonctions qualitatives mais aussi de conseil. Un rôle d’intermédiaire et de commanditaire entre l’offre et la demande. Un rôle nécessaire car la formation professionnelle en France est un secteur très réglementée.

La finalité de toutes ces actions est que les enfants aient des profs compétents, formés et enthousiastes. M. Karcz nous raconte aussi que Formiris est aussi là pour faire prendre conscience à certains enseignants des difficultés qu’ils rencontrent et de leurs besoins car ils n’osent pas toujours en faire la demande. La fédération propose même des quiz aux professeurs pour leur permettre d’identifier le problème s’ils rencontrent des difficultés.

Enfin, sachez que vous pouvez à tout moment être référencé par Formiris. Il vous suffit de déposer un dossier et bien entendu de répondre à certains critères comme la pertinence de la formation proposée après vérification des aspects juridiques, pédagogiques et déontologique.

Formiris existe pour accompagner les enseignants tout au long de leur carrière. Que ce soit pour aborder au mieux l’entrée dans le métier, pour envisager une reconversion professionnelle ou encore terminer sa carrière dans les meilleures conditions.

Le but final étant bien évidemment de fournir un enseignement de qualité à nos enfants.

Retrouvez plus d’informations sur  http://www.formiris.org/ ou sur https://formirisnormandie.wordpress.com/ .

Jeudi ce que je veux.. Sur les rencontres humaines

Mardi, c’était mon dernier jour de cours de l’année. On range les cahiers et les stylos pour aller bronzer à la plage. Enfin, pour aller travailler, pour moi et ceux qui sont dans le même cas. Ça m’a amené à réfléchir sur toutes ces rencontres que l’on peut faire au cours de notre scolarité. De l’école maternelle à l’enseignement supérieur. 

L’avantage de l’école est qu’elle nous force à côtoyer des personnes que l’on aurait pas forcément abordées par nous-même en dehors des bancs de l’école. Et c’est sûrement ce qui rend l’expérience scolaire aussi enrichissante. Au delà de l’apprentissage et des compétences acquises, on y apprend aussi à s’ouvrir aux autres et la tolérance.

Certaines de ces rencontres sont éphémères, d’autres durent dans le temps. Peut-être que comme moi, certains d’entre vous comptent encore leurs amis d’enfance dans leur entourage ? Mais je sais aussi que je me souviendrai toute ma vie de certaines rencontres perdues de vue. Une rencontre n’a pas besoin de durer pour vous marquer. Et ce sont ces rencontres qui font ce que l’on est aujourd’hui.

C’est donc ici que se trouve l’un des rôles primordiaux de l’école. Nous rapprocher, nous faire découvrir, nous marquer et nous accomplir. Et comme je l’ai appris durant mes études, c’est grâce au collectif que nous pouvons avancer et évoluer. 

Charly LAURENT

Interview d’Héloïse Dufour, Présidente d’Inversons la Classe : 1re Partie

Aujourd’hui, un article un peu spécial sur Amifor. La troisième édition du Congrès de la Classe Inversée aura lieu du 29 juin au 1er juillet 2018. Pour cette occasion, le magazine de l’éducation “VousNousIls” a interviewé Héloïse Dufour, Présidente d’Inversons la Classe. Amifor a le plaisir de vous faire partager cette interview.

La classe inversée est-elle mieux connue qu’à ses débuts en France, il y a 4 ou 5 ans ?

Le terme est connu et fait partie du paysage pédagogique. Il existe aujourd’hui une vraie communauté d’enseignants, qui partage assidûment ses pratiques, sur Twitter et lors de nos événements. Le succès du CLIC, qui devrait réunir cette année entre 500 et 600 participants, en témoigne.

En revanche, les pratiques que recouvre le terme “classe inversée” n’est pas encore assez connu. On a l’impression que pour beaucoup, la classe inversée reste cette caricature du cours à la maison et des devoirs en classe… Alors que dès le premier Congrès, il était clair pour ceux qui la pratiquaient, que la classe inversée était quelque chose de beaucoup plus vaste – avec une diversité de pratiques (utilisation des capsules comme une mise en bouche, conception du cours par les élèves, tâches complexes, plans de travail différenciés, travaux de groupes…) et l’idée centrale de repenser la posture de l’enseignant et celle de l’élève dans l’apprentissage.

Dès 2015, il y avait des questionnements larges sur l’évaluation, des pratiques de travail en groupe, et l’on sortait de la réduction de la classe inversée à des questionnaires, des vidéos et des activités en classe. Les enseignants suivent souvent le même cheminement : ils entrent dans des pratiques de classe inversée relativement simples, avant de transformer toute leur séquence pédagogique quelques années plus tard, vers des pratiques plus élaborées.

A suivre.

La formation des profs, maillon faible de la France ?

Dans un nouvel article du Télégramme, la France est pointée du doigt pour ses mauvaise notes en matière de formation du corps enseignant. Selon une étude de L’Organisation de coopération et de développement économiques, les pays qui bénéficieraient des meilleurs systèmes éducatifs sont aussi ceux dont les profs ont le mieux accès à la formation.

Ce constat est le résultat d’une étude effectuée sur 19 pays par l’OCDE. On relève des similitudes chez les professeurs des pays aux systèmes éducatifs les plus “performants”.

Premier point : les professeurs des systèmes les plus performants ont bénéficié d’« une période obligatoire et étendue d’expérience pratique pendant leur formation initiale ». Dans un deuxième temps, ils ont également suivi, souvent au sein de leur établissement scolaire, des ateliers de formation continue. Enfin, les évaluations auxquelles ils sont soumis ont pour objectif de leur proposer des modules de formation adaptés.

Cette étude démontre aussi que, plus que la taille des classes, c’est la qualification des enseignants qui prime dans la réduction des disparités de résultats entre élèves des établissements les plus favorisés et ceux des plus défavorisés (établis en fonction du niveau socio-économique des élèves). Enfin, il semblerait que plus un établissement est autonome dans le recrutement de ses professeurs, mieux les élèves réussissent.

Concernant les résultats des élèves français, ils se se situent dans la moyenne des pays comparables, mais la France se distingue par le poids de l’origine sociale sur les résultats de ses enfants, bien plus lourd que dans d’autres pays.

Jeudi ce que je veux… Sur l’enseignement supérieur

La semaine dernière, je vous parlais des examens de fin d’année. Cette période stressante par laquelle tous les étudiants et enseignants passent. Un autre fléau des étudiants ? Le financement des études supérieures.

Nous sommes à une époque où trouver du travail est parfois très compliqué. Certains demandent plus d’années d’expériences que d’années de vie. Vous comprendrez aisément que j’exagère mais le résultat reste le même. Les jeunes choisissent donc de faire des études, en imaginant que leurs diplômes pèseront dans la balance. Nous savons tous très bien que la réalité n’est pas aussi simple mais quand on a 18 ans, on ne s’en doute pas forcément.

J’en arrive au sujet de ce billet. Le financement des études. Quelle famille n’a pas été confrontée à cette question ? Comment payer ses études ? Prêt étudiant ? Alternance ou non pour ceux qui sont concernés ? L’alternance est un autre sujet de débat même s’il rejoint celui du dessus. Pour me prendre en exemple, je me suis retrouvé dans l’obligation de générer trois prêts étudiants pour mes trois années d’études. Etudes que je souhaite continuer à Paris, où une école assez prestigieuse me demande un acompte de 950 euros. Rien que ça ! Vous me direz, tout est plus cher à Paris mais comment demander cela à un étudiant de 20 ans ? 

Vous ne me ferez pas croire qu’un étudiant lambda a les ressources personnelles de donner 950 euros d’un coup ? Sauf en ayant l’aide de ses parents derrière lui. Et encore… Des parents avec une situation plutôt aisée. Y a-t-il vraiment une égalité là-dedans ? Les études supérieures sont-elles vraiment ouvertes à tout le monde ? Rien n’est moins sûr… 

Charly LAURENT

Le pari de l’innovation pédagogique

Il y a quelques jours, avait lieu la Conférence ministérielle européenne pour l’enseignement supérieur. Étaient réunis 47 ministres de l’enseignement supérieur dans le but de promouvoir les pratiques pédagogiques innovantes d’enseignement et développer l’inclusion de nouveaux publics.

Vingt ans après l’adoption de la déclaration de la Sorbonne, en 1998, les ministres de l’enseignement supérieur se sont réunis pour redynamiser et repolitiser le processus de Boulogne. Les deux thèmes forts qui sont ressortis de cette conférence sont le “New learning” et le “teaching and inclusiveness”. La pédagogie dans le supérieur est revenue comme un leitmotiv et c’est très nouveau”, décrypte Simone Bonnafous. Les ministres de l’enseignement supérieurs se sont donc engagés à encourager les innovations pédagogiques.

L’enjeu est maintenant de s’adapter à la diversité des publics. Les étudiants comme les autres apprenants (salariés, etc). Les participants à cette conférence ont notamment souligné l’importance du numérique dans ces nouvelles méthodes d’éducation. Ils demandent donc aux établissements de préparer leurs étudiants et d’encourager leurs enseignants à agir de façon créative dans un environnement digitalisé. Ils plaident aussi pour un meilleur usage de l’enseignement en ligne.

Comment aider les enfants à faire leurs devoirs ?

Les devoirs, c’es toujours un moment compliqué pour les enfants mais aussi pour les parents et les grands-parents. On souhaite s’impliquer mais on ne veut pas non plus faire le travail à sa place. L’enfant a besoin d’être entouré sans forcément être assisté. Alors comment faire la différence entre les deux ?

Pour tenter d’adopter la meilleure approche, il faut d’abord suivre plusieurs règles :

  • Déterminer quels sont les meilleurs moments et les endroits pour qu’il fasse ses devoirs.
  • Rester à son écoute afin qu’il puisse travailler dans les meilleures conditions possibles.
  • Des conditions qui très souvent lui sont propres.
  • Vous ne supportez pas de travailler dans le bruit, lui ne réussit à avancer qu’avec un fond de musique…!
  • Vous avez besoin d’être seul pour vous concentrer ? Il n’arrive à travailler que dans la cuisine !
  • Autant de critères importants pour qu’il soit dans son élément.
  • De même, s’il préfère faire ses devoirs avant de goûter afin de profiter du début de soirée ou s’il préfère, au contraire, faire une pause avant de commencer, ne l’en empêchez pas.

On retrouve la plupart de ses conseils dans la méthode Défi 9, mise au point par Anne-Marie Gaignart, formatrice depuis vingt ans. Auteure à succès, cette dernière à écrit des méthodes révolutionnaires pour aider les enfants à réussir et à reprendre confiance en eux grâce à ces outils pédagogiques qui ont fait leurs preuves auprès de milliers d’enfants et d’adultes.

Vous pouvez retrouver et suivre l’histoire d’Hugo, le personnage qu’elle a elle-même crée sur le lien suivant : http://hugo.lerobert.com/

La classe inversée, une piste pour la pédagogie du futur

Amifor vous en parlez déjà il y a quelques semaines, savoir calculer et mémoriser ne suffit plus. L’heure est à la classe inversée, dernière-née des méthodes de pédagogie active.

Nos enfants ont changé et leur éducation aussi. Au rayon des nouvelles méthodes d’enseignement, on retrouve la technique de la classe inversée : l’élève prépare la leçon chez lui grâce à des vidéos et libère du temps du classe pour aborder des exercices plus difficiles. Selon Héloïse Dufour, présidente de l’association “Inversons la Classe”, environ 1 million d’élèves en France seraient déjà concernés.

Celle-ci explique que “ l’enjeu de la classe inversée est de laisser faire en autonomie les choses les plus simples, comme suivre une partie du cours, et de mener en classe avec l’enseignant les activités les plus complexes.

Le bilan semble être positif pour les enseignants comme pour les élèves. Ces derniers semblent plus autonomes, capables de se mettre au travail seuls et d’organiser un groupe. Le rapport à l’échec n’est d’ailleurs plus le même. Les classes sont plus soudées avec un climat d’entraide et de coopération, selon les professeurs.

Néanmoins, la méthode a aussi ses détracteurs. Ces derniers estiment qu’une méthode unique ne pourra pas résoudre les problèmes et que la vraie solution se trouve dans l’investissement dans la formation des enseignants. D’autres pensent qu’elle se trouve dans le travail par pairs du corps enseignant. De plus, tous les élèves ne sont pas armés et équipés de la même façon face à la montée du numérique. Ce qui peut créer des inégalités dans les classes.

Que ce soit à l’université, au lycée ou même au collège, la classe inversée semble représenter l’un des nouveaux germes de pédagogies innovantes. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Photo : classeinversee.com

Jeudi ce que je veux… Sur le collège Dreyfus de Rixheim

Depuis maintenant quatre mois, les élèves du collège Dreyfus de Rixheim sont équipés de tablettes numériques. Plus qu’un nouvel outil, c’est une nouvelle méthode d’enseignement et d’apprentissage qui est mise en route.

Depuis décembre 2017, chaque collégien s’est vu offrir un iPad personnel qu’il peut ramener à domicile pour travailler. Bien que la prise en main soit encore laborieuse parfois, elle permet aux enseignants comme aux élèves de s’essayer à une nouvelle méthode pédagogique. Néanmoins, les tablettes ne sont utilisées que pour les travaux pratiques. Le temps de la leçon, elles restent dans le cartable. 

Le but de cet exercice est de travailler l’autonomie de l’adolescent. Avec l’aide du numérique, l’élève réalise le travail par lui-même en suivant les indications de son professeur. Ce dernier peut aussi adapter son cours en fonction des lacunes observées pendant l’exercice puisqu’il reçoit tous les résultats sur sa propre tablette. 

Le cours magistral semble donc avoir été mis aux oubliettes. En plus du numérique, la carte mentale vient aussi apporter son appui aux élèves. Un concept visuel qui demande d’organiser sa pensée mais aussi d’avoir compris la leçon. 

C’est une vraie révolution pour ce collège. En plus de l’aide pour les cours, elle permet aux élèves et professeurs de communiquer plus facilement. Pour les uns comme pour les autres, c’est une nouvelle ère de l’enseignement qui commence.

Charly LAURENT