Je dis ce que je veux : Utiliser sa mémoire, c’est du boulot

Mémoriser une leçon ne vas pas de soi pour les plus jeunes enfants. Mais les parents peuvent y aider avec un peu d’astuce et d’imagination.

IL EXISTE plusieurs mémoires. En apprenant, nous utilisons les unes ou les autres et toujours de façon complémentaire. Pour la mémoire, comme pour le reste, il faut respecter le rythme de développement de l’enfant et adapter la stratégie d’apprentissage pour l’accompagner au mieux.

La mémoire à court terme :

Appelée aussi mémoire de travail, elle ne retient que de petites quantités d’informations en un temps court. Cette mémoire est très utilisée au cours des apprentissages, pour comprendre une consigne et la maintenir en mémoire le temps de faire un exercice. Comme elle dépend de l’attention, elle est sensible aux interférences comme le manque de sommeil, des pensées qui nous préoccupent, le stress… Elle se développe lentement jusqu’à la fin de l’adolescence.

La mémoire à long terme :

La mémoire des habitudes (mémoire procédurale). Elle est automatique et liée à l’action. Elle nous permet, grâce à des automatismes, de faire du vélo, résoudre une équation, lire …

La mémoire perceptive. C’est une mémoire qui permet d’améliorer le traitement d’une information déjà rencontrée et cela de façon automatique. Grace à elle, nous pouvons faire un trajet familier en voiture tout en discutant.

La mémoire des connaissances (mémoire sémantique). Nous y conservons l’ensemble de nos savoirs sur le monde et sur soi. Je connais le prénom de mes grands-parents et des détails de leur vie, et je sais également que Paris est la capitale de la France. 

La mémoire des souvenirs (mémoire épisodique). Elle stocke des souvenirs d’événements précis, associés à des émotions, des perceptions, qui surgissent lorsque le souvenir est sollicité. C’est par la répétition de cette mémorisation que l’élève apprend. Avec la répétition, le contexte (ou et quand je l’ai appris ? Qui me l’a dit?…) va s’effacer pour ne conserver que la connaissance. Cette mémoire se développe progressivement au cours de l’enfance pour ne fonctionner véritablement que vers 4-5 ans. 

Les trois phases de la mémorisation. Pour toutes ces mémoires, trois étapes sont nécessaires pour retenir une information :

  • L’encodage : moment ou l’on entend l’information, ou on la comprend, ou l’on fait des liens avec d’autres infos déjà stockées. Il est possible d’y associer des images mentales Multi-sensorielles (sons, images, dessins, ect..) 
  •  Le stockage ou la consolidation : étape pendant laquelle on maintient l’information dans la mémoire. De quelques secondes pour la mémoire de travail à des années pour la mémoire à long terme. 
  • La récupération : c’est l’étape de rappel de l’information qui peut se faire via la reformulation (sur une feuille blanche ou à l’oral), un quiz, ect. Chaque étape de rappel constitue de nouveau une étape d’encodage, qui sera suivie d’une phase de récupération, et ainsi de suite. Ce qui explique pourquoi la répétition est aussi importante dans la consolidation de la mémoire.  

Ces différentes formes de mémoire se retrouve dans le travail du centre Amifor.

Cet article fort intéressant, de Claire Alméras, est à retrouver dans le magasine “Famille & éducation” n°526 – Mars Avril 2019. (pages 36-37)

Source : Famille & éducation n°526 – Mars Avril 2019. -> https://www.apel.fr/

 

Nous n’utilisons que 10% de notre cerveau. Tout faux, c’est un neuromythe !

Écouter du Mozart pour devenir plus intelligent ? L’apprentissage ne peut se faire que jusqu’à l’âge de trois ans ? Nous avons tout faux : ce sont des neuromythes, des croyances infondées sur le cerveau. À une époque où les neurosciences sont “sexy”, combattre les neuromythes est nécessaire.

“Beaucoup d’histoires circulent sur nos capacités cérébrales : nous n ‘utiliserions que 10% de notre cerveau ; du point de vue cérébral, tout se jouerait avant 3 ans ou 4 ou 5 ; notre cerveau serait au contraire tellement plastique qu’on pourrait apprendre sans souci le swahili à 80 ans ; écouter Mozart permettrait d’augmenter le QI… La plupart sont fausses… mais nous sommes particulièrement enclins à tomber dans le panneau. Parfois c’est sans conséquences, parfois non… En prenant comme exemples un certain nombre de ces “neuromythes”, expliquer pourquoi nous en sommes si friands, pourquoi nous avons du mal à faire la part des choses (notre cerveau est certes doté de capacités qui font ce que nous sommes mais ce n’est pas non plus “Super  Cerveau”…), comment être plus attentifs aux pièges qui entourent la science du cerveau (charlatans, légendes urbaines, techniques suspectes) et pourquoi il est important et même très important d’être plus attentifs. À une époque où les neurosciences sont “sexy” et sources de  nombreuses convoitises, combattre les neuromythes est en effet nécessaire, et ce d’autant que sont concernés des secteurs sensibles de notre société comme l’éducation ou la santé.”

Eléments de réponses à visionner via une conférence dirigée par Elena Pasquinelli, chargée de recherches à l’Institut d’études cognitives, Ecole normale supérieure, auteur notamment de Mon cerveau, ce héros – mythes et réalité.

https://www.franceculture.fr/conferences/ecole-normale-superieure/nous-nutilisons-que-de-notre-cerveau-tout-faux-cest-un-neuromythe

Source : France Culture

Je dis ce que je veux : C’est la semaine du Cerveau !

Semaine du cerveau 2019 : le CNRS vous donne rendez-vous partout en France !

Pour la 21ème année consécutive, les équipes du CNRS s’investissent dans la Semaine du cerveau au travers de conférences, d’ateliers, de visites de laboratoires et même de pièces de théâtre. Coordonnée en France par la Société des neurosciences et placée cette année sous le haut patronage de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la Semaine du cerveau est un événement gratuit et ouvert à tous. Les scientifiques du CNRS vous donnent rendez-vous dans plus de 120 villes de France, du 11 au 17 mars 2019.

Retrouvez l’ensemble du programme de la semaine du cerveau sur le site du CNRS !

Source : CNRS – La semaine du cerveau Société des neurosciences

http://www.cnrs.fr/fr/semaine-du-cerveau-2019-le-cnrs-vous-donne-rendez-vous-partout-en-france

Je dis ce que je veux : Les neurosciences au service de l’école

Problèmes d’attention, stress, troubles du sommeil… L’école St Dominique à Bourges s’est lancée dans les neurosciences depuis quelques années. Comment les neurosciences peuvent-elles être au service de l’enseignement ?

Éléments de réponse avec trois professeurs : Axelle Larue, Valérie Milleliri et Xavier Allegre.

https://rcf.fr/vie-quotidienne/les-neurosciences-au-service-de-l-ecole

Source : RCF, Radio chrétienne francophone

Présentée par Charlotte Bonnet, Solenne Duthois, Wahid Selmi

Je dis ce que je veux : Les métiers selon les intelligences multiples

Le profil intelligences multiples permet de donner quelques indices quant à l’orientation possible des jeunes. C’est pourquoi participer à un salon, un évènement autour de l’orientation en aidant les jeunes à découvrir leur profil et à travers celui-ci pouvoir aiguiller vers des métiers potentiels est une bonne initiative.

Sur Caen, ce jeudi 7 février, l’équipe AmiFor animera un stand où seront bien venus les collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi. Vous mêmes dans vos écoles, sur les forum pouvez monter un rendez vous Intelligences Multiples. Comment ?

Un questionnaire mis au point par vos soins pour votre cible étudiant ou collégien, une représentation (sous forme de radar, pas exemple) et une explication des profils majeurs, la remise d’un guide et de quelques conseils de visite au jeune.

Une utilisation différente de la méthode Gartner ! Suivez nous nous publierons les résultats et le compte rendu de cette journée dès demain !

Mc Lefebvre

Je dis ce que je veux ” un café pédagogique pour enraciner les pratiques”

Au Lycée horticole de Roville, en 2018, les enseignants ont bénéficié d’une formation Unrep animée par Amifor sur les intelligences multiples. Aujourd’hui certains enseignants de cet établissement se sont appropriés la méthode et ont commencé à construire des scenari à partir des profils de leurs élèves.

Autre belle initiative, ils animent sous la houlette d’un des leurs, un café pédagogique. Un temps qui leur permet de mettre en avant l’avancement dans l’utilisation de l’outil, mais également les freins et les questionnements.

Amifor publie ci-dessous le compte rendu de la séance d’hier matin sous forme de carte mentale.


Compte rendu du café pédagogique réalisé à Roville aux Chênes ce lundi”

Parmi les questions et les freins, la peur de la catégorisation. Les intelligences multiples ne doivent pas mettre dans des cases mais faire émerger chez les élèves des facilités (préférence cérébrale) différentes pour apprendre. L’enseignant s’appuie alors sur cette facilité pour ancrer le savoir.

Autre interrogation, ‘l’évaluation des activités intelligences multiples”. A priori les activités ne s’évaluent pas. Elles permettent d’obtenir des savoirs qui eux seront évalués comme auparavant. Cependant, Amifor conseille de pratiquer des auto évaluations sur les ateliers par les élèves les pratiquant. Ce qui permet de renforcer le lien profil-atelier et chez l’apprenant son intelligence intra personnelle !

En tout cas, Bravo Roville aux Chênes pour votre initiative !

MC Lefebvre.

 

 

La fédération Formiris

Il y a quelques semaines, Amifor a eu la chance de rencontrer M. Karcz, président du pôle Normandie de la Fédération Formiris, dont notre centre fait également partie.

Créée depuis 2005, Formiris est un Organisme National de l’enseignement catholique et est responsable de la politique de formation initiale et de formation continue des enseignants du premier et du second degré des établissements privés sous contrat avec l’Etat. Formiris est composée d’une plateforme fédérale et de 13 structures territoriales. La structure présidée par M. Karcz gère le territoire normand.

Avant toute chose, il faut savoir qu’environ 320 établissements privés sous sous contrat avec l’Etat. C’est donc ce dernier qui doit s’assurer de la formation de ces enseignants. A l’échelle de la France, cela représente environ 130 000 enseignants et environ 6 500 rien qu’en Normandie. C’est là que Formiris entre en jeu. La fédération est déléguée de l’Etat pour gérer les fonds que ce dernier met à disposition pour la formations de ces enseignants. Par ce rôle d’intermédiaire, Formiris accomplit plusieurs missions :

  • le financement des actions de formation
  • l’achat de formations en fonction des besoins repérés chez leurs enseignants par les établissements

Un rôle d’intermédiaire mais pas seulement. La Fédération entretient plusieurs relations : celle de financeur, celle de client à fournisseur ou encore celle de commanditaire à prestataire lorsque l’Organisme repère et identifie un besoin. Concernant l’achat de formations, Formiris suit un véritable processus d’achat qui passe par l’analyse de la formation, la conception du cahier des charges, les négociations, la contractualisation et bien sûr l’évaluation de de la prestation du ou des prestataires.

Ce processus va dans le sens de la démarche qualité formulée depuis 2014.

En somme, Formiris à des fonctions de financement, des fonctions qualitatives mais aussi de conseil. Un rôle d’intermédiaire et de commanditaire entre l’offre et la demande. Un rôle nécessaire car la formation professionnelle en France est un secteur très réglementée.

La finalité de toutes ces actions est que les enfants aient des profs compétents, formés et enthousiastes. M. Karcz nous raconte aussi que Formiris est aussi là pour faire prendre conscience à certains enseignants des difficultés qu’ils rencontrent et de leurs besoins car ils n’osent pas toujours en faire la demande. La fédération propose même des quiz aux professeurs pour leur permettre d’identifier le problème s’ils rencontrent des difficultés.

Enfin, sachez que vous pouvez à tout moment être référencé par Formiris. Il vous suffit de déposer un dossier et bien entendu de répondre à certains critères comme la pertinence de la formation proposée après vérification des aspects juridiques, pédagogiques et déontologique.

Formiris existe pour accompagner les enseignants tout au long de leur carrière. Que ce soit pour aborder au mieux l’entrée dans le métier, pour envisager une reconversion professionnelle ou encore terminer sa carrière dans les meilleures conditions.

Le but final étant bien évidemment de fournir un enseignement de qualité à nos enfants.

Retrouvez plus d’informations sur  http://www.formiris.org/ ou sur https://formirisnormandie.wordpress.com/ .

Jeudi ce que je veux… Sur le football & les intelligences multiples

Impossible de passer à côté ! Que l’on soit pour ou contre, tout le monde a sa petite opinion sur la Coupe du Monde de football. Certains en font même les frais comme Anne-Sophie Lapix récemment. Vous savez déjà qu’Amifor s’intéresse à tous les sujets. Et cela semblait intéressant de relier deux thématiques que tout semble opposer : le football et les intelligences multiples. 

Vous êtes-vous déjà posés la question ? Probablement que non. Les joueurs de football sont souvent la cible de petites moqueries concernant leur intelligence.. On ne va pas se mentir. Pour certains d’entre eux, les moqueries sont justifiées. Même si cela est la même chose dans tous les milieux. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il existe plusieurs formes d’intelligences : la visuelle, l’intrapersonnelle, l’interpersonnelle, la musicale, la corporelle, la verbale, la logique et la naturaliste. 

L’une ne vaut pas plus que l’autre. Elles sont complémentaires les unes des autres. Néanmoins, chacun de nous en développe certaines plus que les autres. Pour en revenir à nos amis footballeurs, vous devinerez aisément qu”ils excellent dans l’intelligence corporelle, appelée aussi kinesthésique. 

L’intelligence corporelle définit la capacité d’un individu à utiliser son corps d’une manière fine et élaborée. A s’exprimer à travers le mouvement. Mais aussi à taper dans un ballon comme il faut. Car oui, tout le monde n’a pas la même intelligence kinesthésique. C’est peut-être cette intelligence qui permettra à nos joueurs de nous ramener la coupe ! 

Charly LAURENT

Mieux utiliser sa mémoire visuelle – Partie 1

Après nos petites astuces de révisions pour le bac, Amifor a décidé de vous faire partager d’autres techniques de mémorisation. Comme vous l’avez sûrement déjà constaté, les images aident à se souvenir mais aussi à comprendre et à retrouver les connaissances. Comment mettre à profit notre mémoire visuelle pour réviser ? Chaque semaine, retrouvez une astuce sur le blog Amifor !

Au cas où vous l’ignoreriez, la mémoire visuelle sollicitent divers réseaux de neurones dans le cerveau : la reconnaissance des formes, des couleurs, des visages, des sensations… Notre société la sollicite tous les jours avec les médias, les réseaux sociaux… Les objets du quotidien habituent nos yeux aux images, aux pictogrammes colorés, aux lignes fluides et mobiles.

Technique 1 : La carte mentale

Si vous êtes un lecteur assidu du notre blog, vous savez pertinemment que la carte mentale (ou le mind-mapping) fait partie de nos méthodes favorites. Elle consiste à résumer un sujet (cours, chapitre, recherches, etc) sous la forme d’un schéma à plusieurs branches et sous-branches.

Pour les débutants, c’est très simple. Il vous suffit de vous armer d’une grande feuille blanche et d’un stylo. Vous écrivez votre sujet de départ au centre de la feuille, dans une grosse bulle. Puis vous disposez autour les différentes facettes du sujet dans d’autres bulles reliées à la première par des branches ou des flèches. Les détails, les sous-parties ou les exemples font de nouvelles petites bulles autour des sous-bulles.

Pour ceux qui seraient plus à l’aise sur un clavier, il existe des logiciels spécialement dédiés à cette technique : Framindmap ou Xmind pour ne citer qu’eux.

L’intérêt premier de la carte mentale est de mieux faire percevoir les liens entre les parties d’un sujet, plutôt que de les chercher dans un texte linéaire. Cela aide à organiser ses connaissances, à les clarifier, et donc à mieux comprendre et à mieux retenir. Une carte mentale évoque d’ailleurs la façon dont les idées se forment dans notre cerveau via les neurones reliés entre eux par ces fines branches que sont les synapses.

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle astuce !

La carte mentale, une aide précieuse pour les lycéens

Le lycée Condorcet à Schoeneck (Moselle Est) a depuis plusieurs années adopté une méthode de pédagogie particulière pour tirer ses élèves vers le haut. Classé premier de l’académie Nacy-Metz, l’établissement a introduit la carte mentale dans sa préparation scolaire.

Toute l’équipe du lycée Condorcet a mis en place une nouvelle méthode pour tirer le meilleur de ses lycéens et les rendre acteurs de leurs années lycée. L’équipe enseignante s’efforce d’être la plus disponible possible pour ses élèves, allant même jusqu’à s’échanger les numéros de portable. Le but n’est pas de travailler plus mais surtout de travailler mieux selon Raymond Bour, proviseur de l’établissement.

Cette méthode pédagogique sert à responsabiliser l’élève et le rendre autonome pour qu’il apprenne à se connaître. C’est dans cette optique que la carte mentale a fait son apparition dans les cours ces dernières années. Les lycéens la travaillent avec leurs professeurs mais ce sont eux qui l’organisent comme ils le souhaitent. Selon eux, elle  leur permet une meilleure mémorisation du cours.

La carte mentale fait donc vraisemblablement partie d’une méthode pédagogique émergente de ces dernières années permettant à l’élève de travailler autrement pour atteindre le succès. Un succès démontré par les excellents résultats du lycée Condorcet.