Petite histoire du confinement par Mots passion

La sentence est tombée. Nous ne franchirons plus les limites de notre “chez nous”. Nous resterons à l’intérieur de cet espace qui est le nôtre, sans en dépasser les bornes. Vieux mur de pierres,  haie de troènes, corde tendue entre quelques piquets ou juste une porte, qu’importe,  nous n’irons pas plus loin que cette ligne qui sépare notre espace de celui du voisin et de l’espace public. Là est la frontière et nous devons rester en deçà.

Finis en latin désigne la limite d’un champ, d’un territoire ; le pluriel fines est employé pour parler des frontières d’un pays. il est difficile de dire ce que finis désignait concrètement à l’origine : peut-être une marque sur un arbre ou encore une corde puisqu’à l’origine  c’est par une corde qu’était délimitée la limite d’un terrain. Des terrain étaient confiniti, confinés lorsqu’ils partageaient ensemble (cum, avec) une même limite et les finiti étaient des voisins.
(Source : dictionnaire étymologique de la langue latin A. Ernout & A. Meillet)

Nous voilà donc enfermés, restreints à cet espace borné qui est le vôtre, confinés. Par décret. Voilà que le mot sentirait presqu’ à nouveau le caractère pénal qui était le sien au 16 ème siècle, celui d’emprisonnement. Un sens dans lequel il n’est plus employé.
Aujourd’hui le mot désigne le fait d’être enfermé dans certaines limites, concrètes, certes, mais surtout abstraites. Et à ce confinement-là personne ne nous oblige, bien au contraire ! De même qu’il est recommandé d’ouvrir bien grand les fenêtres pour chasser l’air confiné qui n’est pas bon pour notre santé, ouvrons bien grand nos esprits pour nous ouvrir à d’autres horizons et aérer notre esprit. Ne nous confinons pas dans le pessimisme, dans nos petites habitudes, nos certitudes, nos peurs. Ouvrons les yeux , ouvrons nos intelligences et nos cœurs. Regardons au loin,  au bout du bout : transportons-nous aux confins de cette crise d’où nous ressortirons grandis pour avoir appris combien l’Homme est fragile.
Isabelle Lefebvre

Pourquoi les collégiens souffrent-ils de la solitude ?

Suite à une enquête anonyme réalisée entre mai et juillet 2019, L’Association Astrée a publié un compte rendu très intéressant sur les jeunes et la solitude qui donne à réfléchir. Si on pouvait croire que seuls les seniors isolés peuvent souffrir de la solitude alors on se trompait : 43% des collégiens connaissent la solitude et 14% en souffrent. Pour  ces mêmes collégiens, la solitude est assimilée à un sentiment d’exclusion pour 83%.
44% des collégiens se tournent d’abord vers un ami (plutôt qu’un adulte) pour faire face à la solitude

solitude des jeunes

La solitude des jeunes collégiens est importante. Comment y remédier ?

C’est dire comme la solitude touche particulièrement les jeunes de moins de 16 ans.
Des actions sont évidemment à mettre en place et prioritairement :
Alerter et sensibiliser à ce sujet, ensuite pour libérer la parole de ces jeunes et enfin en améliorant les mécanismes d’identification et de prise en charge.

AMELIORER LE VIVRE ENSEMBLE

Il est évident que les établissements scolaires doivent investir dans le mieux vivre ensemble en évitant l’exclusion. Cette investissement doit passer par un soutien apporté par leurs pairs, sans mettre de côté la sensibilisation des jeunes à l’utilité de la relation aux adultes. Des actions doivent être entreprises afin de rompre l’isolement. Des ateliers, des espaces d’expression…

POURQUOI ? QUELLES SONT LES CAUSES ?

La cause de cette grande solitude ? Rien ne peut être mis en relation. Cependant, le phénomène grandissant de l’utilisation et la consultation des réseaux sociaux  est sans doute un morceau de réponse. Egalement sans doute, les destructurations familiales : qui est le repère ? Qui est le tuteur ? Vers qui se tourne l’adolescent ? Qui est son confident (adulte) ? Peut-on également citer la disparition des ateliers péri scolaires (manque d’adultes bénévoles pour les animer ? ) L’enquête et les pistes dégagées n’invoquent pas ces facteurs, mais ne peut on y penser ?

 

Jeudi ce que je veux : Parcours sup, c’est parti oui mais

Parcoursup 20210 c’est parti

A vos marques prêt, parcours sup c’est parti.  Les étudiants ont jusqu’au 21 mars pour formuler leurs voeux. 10 en tout :  autant de fiches Avenir sur lesquelles les enseignants pourront mettre des appréciations. Nous publions ci dessous un témoignage qui interroge sur le bienfondé actuel de Parcoursup et l’égalité des chances.

“En tant que parent, je n’ai pas forcément bien vécu ce moment l’an passé. Mon fils pour des raisons de vécu personnel a découvert une vocation : celle d’être infirmier. Il avait intégré l’an passé une préparation au concours et à l’oral de motivation mais la réforme est tombée et il a dû comme tous les autres étudiants poser ses vœux sur la plateforme.

Cependant Vincent n’a jamais été un très bon élève, ni un bon élève d’ailleurs. Son parcours scolaire a été jonché de problèmes qu’il a du surmonter, surpoids à 12 ans, crises d’asthme à répétition, maintes absences, pas de sport, le divorce de ses parents à gérer, et un accident très grave qui a touché son frère aîné, alors sa référence. Il était à ce moment là en classe de première. Il fait l’école buissonnière trop souvent pour être aux côtés de son frère dans le coma à l’hôpital. C’est là  qu’est né sa vocation. Il quitte l’enseignement général pour une première Sanitaire et Sociale et obtient son baccalauréat avec mention ! C’est bon il est motivé, mais son livret scolaire s’accroche à lui comme un tatouage. Les vœux pour rentrer en formation infirmier n’atteignent pas le rang souhaité sur parcours sup… Place aux bons, aux étudiants en médecine et kinésthésie ayant échoué en première année etc…

Pas juste, non vraiment pas juste. Aujourd’hui Vincent après un essai de deux mois sur les bancs de la fac en Histoire où il était accepté, mais “paumé” s’est inscrit sur un BTS vente en commerce où il retrouve un peu de motivation. Il va retenter le coup. Dommage notre pays est sans doute en train de perdre une “vocation” qui n’aura pas pu s’exprimer plus qu’en quelques lignes sur une fiche AVENIR.

Vincent n’est pas unique. Son cas est multiple. En formation, nous aidons les enseignants à différencier leur pédagogie. Comment gérer et traiter ces cas particuliers sur la plate forme ? Pourquoi ne pas permettre à un jeune bon à l’oral d’intégrer une vidéo “motivation” sur au moins une fiche, lui donne une chance de défendre “sa vie et son avenir” autrement.

MC Lefebvre

 

Je dis ce que je veux : penser positif

Une belle harmonie dans le couple permet d’engendrer du positif dans la vie professionnelleTrès honnêtement, je ne savais pas trop comment aborder ma rubrique hebdomadaire. L’actualité n’est pas propice au sourire. Le conflit sur la retraite n’en finit pas de s’enliser sur une accumulation de “non entendus”. Le feu jaillit partout, dans les relations, sur les îles et détruit faune et flore, pollue nos  atmosphères. Nous n’y voyons plus clair pour l’avenir de notre planète, pour l’organisation de nos sociétés.

J’aurais pu vous parler de l’avenir de nos enfants, de leur retraite dans cinquante ans- ou pas – des écrans nocifs avant trois ans (et d’ailleurs après également) , de la manifestation des enseignants devant la Sorbonne, du désarroi d’une directrice de collège rural face au défi de maintien de son établissement scolaire, enfin j’aurais pu vider sur cette page un sac de mauvaises nouvelles et vos cerveaux s’en seraient nourris pour créer des pensées négatives limitant votre dynamisme et vos idées.

Alors j’ai choisi de mettre en lumière l’action de Sandrine Morin, que j’ai découverte sous la plume de Thierry BRET sur Presse Evasion

Le sujet de l’article : Une relation de couple harmonieuse, où le dialogue et l’écoute sont de mises permet une évolution professionnelle positive … Mais en fait c’est toute notre vie qui dépend de cette relation. Deux passages ont particulièrement attiré mon attention :

Le premier :

“Les neurosciences montrent que le cerveau ne fait pas ce qu’on lui demande. Il fait ce qu’on lui dit avec précision. Plus la représentation mentale d’une situation est claire, plus il est probable qu’elle se réalisera. Elle va peu à peu impacter le comportement. Lorsque ma vision est claire et congruente, elle me guide vers mon objectif. Je peux m’y projeter aisément, elle me sert de fil conducteur pour avancer efficacement. Je vous invite à établir une vision claire de vos intentions dans tous les domaines de vie : activité professionnelle, couple, famille, développement personnel (mes envies, ma santé), sphère sociale, etc. Peut-être avez-vous déjà des images inspirantes, qui vous aident à fixer ce que vous souhaitez atteindre. “

Puis : “Clairement, les couples qui fonctionnent le mieux ne sont pas ceux qui s’aiment le plus, mais ceux qui communiquent le mieux. Dans le dialogue, éviter le TU qui « tue » et privilégier ce que  JE ressens favorise la confiance et la fluidité dans la relation. Ce n’est pas l’amour qui fait durer la relation mais la qualité de celle-ci…”
N’hésitez pas à lire cet article et à consulter le site de Sandrine Morin.

Belle journée à tous

Marie-Christine Lefebvre.

 

Comprendre les générations X, Y Z, un défi pour les formateurs

Qui sont les profils des générations X, Y et Z ?

Amifor vous invite à mieux comprendre les générations X,Y,Z .

A la lecture, formateurs, enseignants vous retrouverez des profils que vous avez dans vos classes et comprendrez ce qui fait la différence avec vous.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de chacune de ces générations (X, Y, Z) il est nécessaire d’y mettre en parallèle, l’évolution technologique les caractérisant. Découvrez qui sont les X, Y et les Z !

(extrait)

Les sociologues distinguent la société du 21ème siècle en 4 types de générations :

  • les Baby-boomers, personnes nées entre 1946 et 1965,
  • la génération x, personnes nés entre 1965 et 1980,
  • la génération y, nés entre 1980 et 2000,
  • la génération z, née à partir de l’an 2000

En à peine 15 ans, ces générations ont assistées pour chacune d’entre-elles, à la mutation de leur propre mode de fonctionnement et de valeurs.

Les générations X, Y, Z d’un point de vue général :

Voici un petit tableau qui distingue la génération X, la génération Y et la génération Z suivant les années de naissance et la typologie des profils.

Pour lire la suite de cet article de notre consoeur du journal du digital 

Jeudi ce que je veux : Bonne année à tous nos suiveurs !

AMIFOR vous souhaite une bonne année 2020

Amifor vous souhaite une excellente année avec vos collaborateurs, partenaires, équipes, élèves…

Tout ne va pas très fort, tout n’est pas rose, mais on a tout le même le droit de penser positivement. Nous sommes un collectif qui s’agrandit. Alexandre (il a les pieds en l’air) est le référent d’Amifor sur Ile et Vilaine et Côtes d’Armor, Angélique (elle est assise sur la barre) est notre référente sur les Pays de Loire, Sylvie est référente sur le Grand Est (elle fait des efforts sous la barre pour nous soutenir), Anne (elle tient le drapeau) est référente Amifor en Ile de France. Enfin Christèle intervient en Normandie.

Nous sommes dans le projet avec vous, nous désirons vous donnez des perspectives et aller de l’avant. Pour vous accompagner, Marie Christine ( je regarde au loin avec des jumelles) et Frédéric veille au grain et à tout ce qui pourrait surgir : les réformes mais également les nouveaux outils technologiques ou pédagogiques, les expériences vécues à l’étranger, les classes expérimentales montées sur notre territoire.

Nous sommes un collectif car vous êtes une équipe. Nous construisons et réfléchissons ensemble le plus possible, nous donnons un sens et de l’équilibre à nos actions, nous croyons en l’intelligence collective.

Nous savons que demain ne sera plus ce qu’était hier et qu’il est inutile de regarder en arrière ou de vouloir préserver coute que coute moyens, méthodes et outils passés de mode et inefficaces mais nous savons également qu’il n’est pas simple d’agir ensemble, de gérer les individualités, les horaires, les obligations et donc de se donner du temps et les moyens de réfléchir et de se former.

Etre formé, être accompagné dans le projet c’est souvent être “secoué” dans sa tête et dans ses habitudes et cela dérange. En tant que formateurs de formateurs et d’enseignants nous n’endossons pas toujours le bon rôle. Parfois on nous voit comme un perturbateur. NOUS ASSUMONS.

Car notre réel désir et envie, notre réelle motivation, c’est la génération qui agira pour notre terre, notre société et nos “vies” demain et çà c’est le plus important.

Marie-Christine LEFEBVRE, créatrice et Gérante AMIFOR

Jeudi ce que je veux : Collège et mixité, un débat

Très sensibilisée par les médias dernièrement au harcèlement scolaire et cyberharcèlement (en France, par exemple un élève sur 10 se dit harcelé), je ne manque pas de réfléchir au solutions envisageables et à ce qui a pu mener à cet état de fait (en dehors de la puissance des réseaux sociaux).

J’en viens à me poser une question : la mixité au collège, époque de la vie où nous sommes en pleine transformation et évolution et où notre corps et nos émotions reflètent ces mutations ne favorise-t-elle pas la montée en puissance du harcèlement ?

Avant d’écrire cet édito j’ai beaucoup hésité. D’ailleurs j’ouvre la discussion. Je peux juste relater mes années scolaires. Jusqu’en 3eme dernière année de collège, j’étais dans des établissements féminins , d’ailleurs encadrée uniquement par des femmes. J’ai été plongée dans la mixité en seconde. Je dis bien plongée puisque, avec 5 de mes camarades, nous avons été “missionnées” pour rendre mixte un lycée de garçons. Ce fut d’ailleurs de belles années, assez effrayantes sur les premières semaines. En particulier la découverte des voix qui muent en classe…

De mes années primaire et collège, je n’ai que de bons souvenirs.Certaines formes de harcèlements existaient cependant. Dès qu’une camarade était hors norme, malheureusement nous nous transformions en tyrans scolaires. Mais les confrontations garçons/filles avec des enjeux de séduction, de domination, ne se déroulaient pas dans ces lieux. Et le challenge n’existant pas, nous nous consacrions à l’apprentissage et à la camaraderie.…A ce jour je n’ai aucun avis tranché. La solution je l’ai peut être trouvée dans une interview lue sur le Web… (ci dessous)

Je laisse cette question  sur le grill et vous invite à lire l’article https://journals.openedition.org/rfp/1907 dans la revue française de pédagogie. Egalement à consulter l’interview de Michel Fize auteur d’un ouvrage sur le retour de la mixité par Alain Sousa (doctissimo.fr) dont je publie un petit extrait :

… je propose plusieurs scénarios sur des évolutions possibles du système éducatifEn ce qui concerne l’école primaire par exemple, j’envisage le fait qu’il ne faudrait pas moins de mixité mais qu’il en faudrait plus ! Car on ne peut pas défendre la mixité en salle de classe et laisser des séparations importantes se produire dans la cours de récréation. J’ai également évoqué la situation des collèges, qui est celle qui a été le plus stigmatisée, avec la violence des garçons d’un côté et la réussite plus importante des filles de l’autre.

Or rétablir les classes séparées n’est pas la solution : les performances des filles ne varient pas en fonction de la mixité de la classe. Et en ce qui concerne la violence des garçons, elle s’exprime également contre d’autres garçons plus faibles dans des classes non mixtes. Je pense simplement qu’il faut proposer aux garçons et aux filles qui souffrent de retrouver momentanément un environnement plus serein, en créant une ou deux classes non mixtes. Il s’agit d’une réponse ponctuelle à une situation d’urgence“.

MC. Lefebvre

 

 

Nos coups de coeur AMIFOR

Que se taisent chaises et tables !

A travers cette nouvelle rubrique nous vous proposerons des découvertes multiples que nous faisons au cours de nos déplacements dans les établissements . Parfois des astuces, parfois des outils méthodologiques, parfois du matériel nouveau et intelligent.

Pour cette fois il s’agit d’une astuce de récupération qui permet à une classe de CM1 et de CM2 de devenir moins bruyante !

A St Joseph de Matzenheim, les pieds des tables et des chaises ont été entourés de balles de tennis usagées qui trouvent là une seconde vie. Les balles ont été apportés par le tennis club voisin. Les parents ont participé à cet atelier “anti bruit-anti gaspi”. Résultat quelques décibels en moins lors des déplacements et des installations. Et quelque part une classe qui prend de la personnalité !