Comprendre les générations X, Y Z, un défi pour les formateurs

Qui sont les profils des générations X, Y et Z ?

Amifor vous invite à mieux comprendre les générations X,Y,Z .

A la lecture, formateurs, enseignants vous retrouverez des profils que vous avez dans vos classes et comprendrez ce qui fait la différence avec vous.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de chacune de ces générations (X, Y, Z) il est nécessaire d’y mettre en parallèle, l’évolution technologique les caractérisant. Découvrez qui sont les X, Y et les Z !

(extrait)

Les sociologues distinguent la société du 21ème siècle en 4 types de générations :

  • les Baby-boomers, personnes nées entre 1946 et 1965,
  • la génération x, personnes nés entre 1965 et 1980,
  • la génération y, nés entre 1980 et 2000,
  • la génération z, née à partir de l’an 2000

En à peine 15 ans, ces générations ont assistées pour chacune d’entre-elles, à la mutation de leur propre mode de fonctionnement et de valeurs.

Les générations X, Y, Z d’un point de vue général :

Voici un petit tableau qui distingue la génération X, la génération Y et la génération Z suivant les années de naissance et la typologie des profils.

Pour lire la suite de cet article de notre consoeur du journal du digital 

Jeudi ce que je veux : Bonne année à tous nos suiveurs !

AMIFOR vous souhaite une bonne année 2020

Amifor vous souhaite une excellente année avec vos collaborateurs, partenaires, équipes, élèves…

Tout ne va pas très fort, tout n’est pas rose, mais on a tout le même le droit de penser positivement. Nous sommes un collectif qui s’agrandit. Alexandre (il a les pieds en l’air) est le référent d’Amifor sur Ile et Vilaine et Côtes d’Armor, Angélique (elle est assise sur la barre) est notre référente sur les Pays de Loire, Sylvie est référente sur le Grand Est (elle fait des efforts sous la barre pour nous soutenir), Anne (elle tient le drapeau) est référente Amifor en Ile de France. Enfin Christèle intervient en Normandie.

Nous sommes dans le projet avec vous, nous désirons vous donnez des perspectives et aller de l’avant. Pour vous accompagner, Marie Christine ( je regarde au loin avec des jumelles) et Frédéric veille au grain et à tout ce qui pourrait surgir : les réformes mais également les nouveaux outils technologiques ou pédagogiques, les expériences vécues à l’étranger, les classes expérimentales montées sur notre territoire.

Nous sommes un collectif car vous êtes une équipe. Nous construisons et réfléchissons ensemble le plus possible, nous donnons un sens et de l’équilibre à nos actions, nous croyons en l’intelligence collective.

Nous savons que demain ne sera plus ce qu’était hier et qu’il est inutile de regarder en arrière ou de vouloir préserver coute que coute moyens, méthodes et outils passés de mode et inefficaces mais nous savons également qu’il n’est pas simple d’agir ensemble, de gérer les individualités, les horaires, les obligations et donc de se donner du temps et les moyens de réfléchir et de se former.

Etre formé, être accompagné dans le projet c’est souvent être “secoué” dans sa tête et dans ses habitudes et cela dérange. En tant que formateurs de formateurs et d’enseignants nous n’endossons pas toujours le bon rôle. Parfois on nous voit comme un perturbateur. NOUS ASSUMONS.

Car notre réel désir et envie, notre réelle motivation, c’est la génération qui agira pour notre terre, notre société et nos “vies” demain et çà c’est le plus important.

Marie-Christine LEFEBVRE, créatrice et Gérante AMIFOR

JEUDI CE QUE JE VEUX : PISA 2019, de qui s’inspirer ?

Encore des inégalités entre garcons et filles

La France figure à la 23e place du classement PISA (et à la 18e si l’on ne prend en compte que les pays de l’OCDE), qui évalue le niveau scolaire des élèves de 15 ans dans 79 pays. Devant elle se trouvent donc de nombreux pays, où les collégiens ont obtenu de meilleurs résultats en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, tels que la Chine, Singapour, le Canada, la Finlande, l’Irlande, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Belgique.

Ce que souligne PISA également, c’est le manque de moyens et de méthodes alternatives dont dispose les enseignants pour faire face à l’hétérogénéité du public. C’est également un manque de méthodes coopératives, entre enseignants, entre élèves.
Sur France Inter, ce mercredi lors de l’émission “le téléphone sonne”, la mise en évidence également du manque de relation entre l’école et l’entreprise, nécessaire pour une meilleure préparation et ouverture de l’élève sur le monde extérieur.

Chez AMIFOR, depuis 10 ans nous travaillons sur tous ces sujets. Parfois en rencontrant certaines résistances. En effet, un changement de pratiques et de méthodes nécessité également un accompagnement des “cadres” : direction, Ministère. Les méthoes appliquées en pays anglo saxons, puis en Europe du Nord sont efficaces, nous nous en inspirons…

Le chemin est encore long. Amifor s’inscrit comme acteur.

 

Apprendre à moins stresser, c’est possible

Comment lutter contre le stress, savoir détecter les éléments déclencheurs

Nous avons 4 types de gouvernance dans le cerveau :
1. Instinctive (l’hypothalamus assure les fonctions vitales réflexes – boire, dormir, copuler – et engendre le stress qui sauve par la fuite, la lutte ou l’inhibition)
2. Grégaire (qui détermine les positions de dominance ou de soumission pour trouver sa place dans un groupe)
3. Emotionnelle (qui emmagasine les connaissances, les découvertes, les savoirs, les compétences pour prendre des décisions dans ce qui est connu)
4. Adaptative (au niveau du cortex préfrontal, c’est la capacité à créer et à aborder l’inconnu)
2 modes mentaux complémentaires
1. Automatique : ce mode mental permet de résoudre le connu.
Le mode mental automatique est :
* Rigide (les décisions prises par milliers sont basées sur la routine et l’habitude)
* Simplificateur (il fonctionne sur un mode binaire : bon/mauvais, blanc/noir)
* Nourri par l’expérience, la culture et l’image sociale
2. Adaptatif : ce mode mental permet d’essayer, de comprendre et d’apprendre, de s’ouvrir à la difficulté (cerveau pré frontal).

Le mode mental adaptatif est :
* Curieux
* Souple (il peut accepter des choses qui déroutent)
* Capable de prendre du recul
* Logique il est à la base du bon sens et de la construction d’une opinion personnelle)
Nous basculons tous les jours entre ces deux modes mentaux.
Les biais cognitifs
Nous avons tous des aversions (des choses qui provoquent des réactions “épidermiques”, disproportionnées ou inconscientes chez nous).
Devant une situation non maitrisée, nous ne pouvons pas réagir avec notre mode automatique. Le cortex pré frontal agit alors comme un poste de pilotage qui voit tout ce qui se passe : il nous renseigne sur nos erreurs. Quand nous restons accrochés à nos idées, le stress devient un signal d’alarme qui nous alerte sur nos besoins.

Stress = stresseur X stressabilité
Stresseur – chose ou personne sur laquelle on jette notre dévolu (le déclencheur)
Stressabilité – notre aversion, notre besoin insatisfait, notre résistance au changement

Pour cheminer vers une existence plus consciente et non violente, notre travail consiste surtout à travailler sur nos valeurs et nos besoins, en d’autres termes sur notre stressabilité. Quand on multiplie un stresseur par 0 (quand on n’est pas stressable), le niveau de stress est à 0 !

Ce travail engendre une possibilité de changer notre vision sur les choses :
* voir le positif dans le négatif,
* raisonner en termes de valeurs et de besoins chez nous et chez les autres dans une situation donnée,
* savoir reconnaître les prémices du stress pour ne pas se laisser envahir par des émotions négatives (colère, irritabilité, exaspération) et adopter des stratégies de non violence (respiration, pleine conscience, communication non violente…),
* identifier nos biais cognitifs, nos croyances (dûs à l’éducation, à la culture, à nos intuitions fausses, à nos stratégies spontanées) et accepter de voir la situation d’un autre point de vue.

A regarder, la conférence TED :

Jeudi ce que je veux : Collège et mixité, un débat

Très sensibilisée par les médias dernièrement au harcèlement scolaire et cyberharcèlement (en France, par exemple un élève sur 10 se dit harcelé), je ne manque pas de réfléchir au solutions envisageables et à ce qui a pu mener à cet état de fait (en dehors de la puissance des réseaux sociaux).

J’en viens à me poser une question : la mixité au collège, époque de la vie où nous sommes en pleine transformation et évolution et où notre corps et nos émotions reflètent ces mutations ne favorise-t-elle pas la montée en puissance du harcèlement ?

Avant d’écrire cet édito j’ai beaucoup hésité. D’ailleurs j’ouvre la discussion. Je peux juste relater mes années scolaires. Jusqu’en 3eme dernière année de collège, j’étais dans des établissements féminins , d’ailleurs encadrée uniquement par des femmes. J’ai été plongée dans la mixité en seconde. Je dis bien plongée puisque, avec 5 de mes camarades, nous avons été “missionnées” pour rendre mixte un lycée de garçons. Ce fut d’ailleurs de belles années, assez effrayantes sur les premières semaines. En particulier la découverte des voix qui muent en classe…

De mes années primaire et collège, je n’ai que de bons souvenirs.Certaines formes de harcèlements existaient cependant. Dès qu’une camarade était hors norme, malheureusement nous nous transformions en tyrans scolaires. Mais les confrontations garçons/filles avec des enjeux de séduction, de domination, ne se déroulaient pas dans ces lieux. Et le challenge n’existant pas, nous nous consacrions à l’apprentissage et à la camaraderie.…A ce jour je n’ai aucun avis tranché. La solution je l’ai peut être trouvée dans une interview lue sur le Web… (ci dessous)

Je laisse cette question  sur le grill et vous invite à lire l’article https://journals.openedition.org/rfp/1907 dans la revue française de pédagogie. Egalement à consulter l’interview de Michel Fize auteur d’un ouvrage sur le retour de la mixité par Alain Sousa (doctissimo.fr) dont je publie un petit extrait :

… je propose plusieurs scénarios sur des évolutions possibles du système éducatifEn ce qui concerne l’école primaire par exemple, j’envisage le fait qu’il ne faudrait pas moins de mixité mais qu’il en faudrait plus ! Car on ne peut pas défendre la mixité en salle de classe et laisser des séparations importantes se produire dans la cours de récréation. J’ai également évoqué la situation des collèges, qui est celle qui a été le plus stigmatisée, avec la violence des garçons d’un côté et la réussite plus importante des filles de l’autre.

Or rétablir les classes séparées n’est pas la solution : les performances des filles ne varient pas en fonction de la mixité de la classe. Et en ce qui concerne la violence des garçons, elle s’exprime également contre d’autres garçons plus faibles dans des classes non mixtes. Je pense simplement qu’il faut proposer aux garçons et aux filles qui souffrent de retrouver momentanément un environnement plus serein, en créant une ou deux classes non mixtes. Il s’agit d’une réponse ponctuelle à une situation d’urgence“.

MC. Lefebvre

 

 

Les bienfaits de la méditation sur l’attention et autres…

Dans son dernier livre, Altered Traits, Richard Davidson, neuroscientifique américain, révèle comment méditer change en profondeur notre esprit, notre cerveau et notre corps.
Voici un extrait, concernant l’attention, mais nous vous invitons à lire cet article extrait du web, sources « Forbes »

“La méditation augmente notre capacité de concentration et d’attention Rien d’étonnant à ce que la méditation affecte l’attention, car de nombreux exercices méditatifs se concentrent sur cette compétence. Les chercheurs ont constaté que la méditation contribue à lutter contre l’habituation (tendance à cesser de prêter attention aux nouvelles informations qui surviennent dans notre environnement). Des études ont montré que l’amélioration de l’attention semble durer jusqu’à cinq ans après un programme de mindfulness, suggérant ainsi que des changements de nos traits de caractère sont possibles. Ce bénéfice de la méditation est particulièrement important, car il agit sur ce qui nous rend efficace : meilleur apprentissage, vision créative, perspective d’un projet jusqu’à son terme”

<<< A lire également : Headspace : L’Application De Méditation Débarque En France >>>

Par Yves Le Bihan, Président de l’Institut Français du Leadership Positif et Coach de dirigeants

CONNAISSEZ VOUS LE CERVEAU DE SIEGEL ?

Comment expliquer simplement aux enfants et aux adolescents le pourquoi ils ne maîtrisent pas encore toute à fait leurs émotions et toues les complications que cela peut engendrer y compris dans leurs relations ou implications scolaires.

Mais également comment leur donner un petit outil pour parer aux mauvais coups de ce cerveau pas tout à fait mature ?

Daniel Siegel, un neuropsychiatre américain, propose un modèle du cerveau dans la main très utile pour permettre de comprendre ce qui ce passe dans notre cerveau de façon physiologique. Ce modèle peut être adapté et expliqué aux enfants dès 4 ans. La Discipline Positive utilise cette démonstration

Voici un petit film qui vous permettra de comprendre rapidement le principe et de vous en servir en tant qu’enseignant dans l’éducation et la pédagogie positives et en tant que parents.

 

Nos coups de coeur AMIFOR

Que se taisent chaises et tables !

A travers cette nouvelle rubrique nous vous proposerons des découvertes multiples que nous faisons au cours de nos déplacements dans les établissements . Parfois des astuces, parfois des outils méthodologiques, parfois du matériel nouveau et intelligent.

Pour cette fois il s’agit d’une astuce de récupération qui permet à une classe de CM1 et de CM2 de devenir moins bruyante !

A St Joseph de Matzenheim, les pieds des tables et des chaises ont été entourés de balles de tennis usagées qui trouvent là une seconde vie. Les balles ont été apportés par le tennis club voisin. Les parents ont participé à cet atelier “anti bruit-anti gaspi”. Résultat quelques décibels en moins lors des déplacements et des installations. Et quelque part une classe qui prend de la personnalité !

De l’amour : une exposition temporaire au Palais de la Découverte

exposition de l’amour,palais de la découverte

De l’amour,
Exposition temporaire au Palais de la Découverte
A découvrir avec sa classe et des propositions de parcours enseignants/élèves

 Quel sujet d’attention plus universel que l’amour ? Énigmatique, moteur tout-puissant de tant d’histoires, l’amour semble particulièrement difficile à cerner. “De l’amour”, exposition présentée au Palais de la découverte depuis le 8 octobre 2019, questionne ce mystérieux sentiment en s’appuyant sur des travaux scientifiques et artistiques.

Deux galeries vous sont proposées pour explorer ces territoires amoureux :

La galerie des attachements

Qu’est-ce que l’amour ? L’empathie ? L’attachement ?
Là où le français n’utilise que le terme “amour”, le grec utilise quatre mots : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.

Derrière la simplicité de ces définitions se cache un concept qui ne se résume ni au sexe, ni à la camaraderie, ni à l’amitié, ni à la générosité. Une approche par quatre entrées qui vous permettra de percer un peu plus ce mystère et de découvrir les dernières recherches scientifiques (les sciences affectives) sur l’amour.

La galerie des sciences

Il n’existe pas de théorie scientifique globale sur l’amour. Pourtant, l’affection, l’attachement, la sexualité et l’empathie sont véhiculés par les mêmes molécules, déclenchent la sécrétion des mêmes hormones et empruntent les mêmes circuits neuronaux.
La galerie des sciences vous permettra d’aborder le sujet en sept questions, explorées en détails par des neuroscientifiques, sociologues, sexologues, psychanalystes et philosophes :

  • C’est quoi l’amour ?
  • L’attachement, un lien qui protège, un lien qui libère
  • Amours en ligne
  • Comment le corps se manifeste ?
  • L’art d’aimer les autres
  • Des preuves d’amour
  • Comment se fabrique la sexualité ?

Une exposition imprévisible, inattendue et poétique à découvrir à partir de 15 ans jusqu’en aout 2020

De l’amour – Expositions temporaires – Votre visite – Enseignants – Vous êtes – Palais de la découverte

DU 8 OCTOBRE 2019 À AOÛT 2020

De la 2de au supérieur

Pour les enseignants

En associant amour et sciences, deux domaines a priori antinomiques, l’exposition “De l’amour” propose une exploration transdisciplinaire de ce sentiment aux nombreuses nuances.

Œuvres d’arts, films, dispositifs vidéoludiques et ateliers font naviguer vos élèves à travers les différentes formes d’amour, du premier doudou au coup de foudre. Ils aborderont les quatre notions grecques recouvrant l’amour, de l’agápê (l’amour inconditionnel) à l’érôs (le désir, la passion).

Une exposition au croisement des sciences, de la société et de l’art pour mieux appréhender l’amour et s’interroger sur la place qu’occupe ce sentiment dans nos vies.

En partenariat avec le CISA (Centre interfacultaire en sciences affectives), Université de Genève.
En collaboration avec l’Ined (Institut national d’études démographiques).

Parcours de visite

Retrouvez le parcours de visite proposé à vos élèves dans le cadre de l’exposition.

Sciences de l’amour

De la 4e à la Terminale

À partir du 5 novembre 2019
Durée
: 50 minutes
Lieu : espace de médiation de l’exposition
L’exposition “De l’amour” parcourt une science multidisciplinaire, les sciences sociales et fondamentales y dialoguant librement. En assistant à l’exposé, les élèves pourront approfondir une facette de la biologie de l’Amour. Le sujet est vaste et touche de nombreuses spécialités.
Aussi, selon le domaine d’expertise des médiateurs, pourront être abordés les émotions, la sexualité, le cerveau, les hormones… sous forme d’une visite accompagnée de l’exposition, d’un quiz, d’une discussion guidée.
Laissez-vous surprendre !

 

 

 

 

JEUDI CE QUE JE VEUX : GENRE EN VEUX TU ?

La chasse au genre est ouverte

Le 24 septembre dernier, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances,  a signé avec les industriels, les distributeurs de jouets et des associations, une “Charte pour une représentation mixte des jouets.” L’objectif est de faire reculer les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets.

Envie pour moi de m’intéresser à la première chose qui différencie la fille du garçon, à savoir le Rose et le Bleu… Et en fait d’où vient cette attribution ? et bien remontons le fil de l’histoire…

 

Ha ces dieux !

Cela remonte à l’Antiquité grecque, où les parents 
préféraient avoir un garçon plutôt qu’une fille. Car les garçons travaillaient
et participaient aux revenus de la famille. A l’inverse, avoir une fille était
 pénalisant : outre de ne pas disposer de la même force physique, requise
notamment pour le travail des champs, les filles coûtaient cher. Il fallait 
économiser pour lui fournir une dot lors de son mariage. En conséquence, avoir un garçon était considéré comme béni des Dieux. Aussi lui
 associait-on la couleur bleue, couleur du ciel, résidence des Dieux.
En Europe, c’est au Moyen-Âge qu’apparaissent les premiers
 trousseaux spécifiques pour les bébés. Oh surprise ! Le bleu, couleur
 divine de la Vierge Marie, est associé aux filles tandis que le rose, qui n’est
 qu’un rouge pâle, est dévolu aux garçons. Si la rose, la fleur signifiant 
l’amour, est une valeur attribuée aux femmes, le rose, lui, est perçu comme
viril. Il n’y a qu’à voir la couleur rose des bas de chausse des chevaliers
médiévaux.
Puis, remous de l’histoire, le blanc, image de la pureté et 
de l’innocence, prédomine pour les deux sexes. De même que la robe que les
enfants portent indistinctement jusqu’à l’âge de six ans.

Pompadour nous a joué un tour !

Au XVIIIe siècle, la tradition antique fait son retour en
 occident. A l’apogée des Lumières, la Grèce et son modèle de démocratie constituent
pour les penseurs de l’époque une référence absolue.  C’est alors que
 madame de Pompadour entre en piste. Philippe Rouet, un peintre belge, a mis au
 point une innovation technique et artistique, il a inventé un nouveau rose sur 
la porcelaine de la manufacture royale de Sèvres. La favorite de Louis XV 
s’entiche de ce rose, d’une finesse exquise, et la Cour avec elle. La marquise
 de Pompadour l’impose partout à Versailles, notamment sur les tenues des
petites filles, mais aussi les couvre-lits et même les pots de chambre !
 Désormais, le rose est associé aux valeurs féminines : beauté, douceur,
fragilité.

L’école du genre : le webdocumentaire

Pendant deux ans, une équipe de journaliste a sillonné la France afin de construire ce web documentaire que nous vous proposons de regarder. Une plateforme pensée comme un outil pédagogique, qui décrypte ce qui dans notre éducation nous fait fille ou garçon. Ce projet réalisé par Léa Domenach et Jean-Paul Guirado a été écrit par Brigitte Laloupe et produit par Enfin Bref production avec pour partenaires la Cité des sciences, le planning familial et le centre Hubertine Auclert.