Une superbe expérience de visioconférence

 

Exposé présenté par un groupe (il y en avait quatre)

Confinement oblige, en tant que formatrice de groupes d’étudiants en licence marketing , je me suis vue obligée cette semaine de donner des cours en visioconférence. 

En fait, une bien jolie expérience à plusieurs points de vue

J’avoue que j’allais à reculons devant mon écran. Tout d’abord parce que mon module de cours n’avait pas été préparé pour s’adapter à cette technologie. Et oui ! je pratique la ludopédagogie en classe, je me sers des profils intelligences multiples avec mes élèves, nous faisons beaucoup d’exercices de créativité en groupe… Et au bout du compte très peu de numérique ! A part quelques quizz Bravo KAHOOT !

Alors c’est avec de l’appréhension que j’ai ouvert Outlook Teams mardi matin dernier.
Magie de l’informatique, mes élèves sont arrivés les uns après les autres sur la plateforme, disciplinés . Sans doute, j’imagine, certains échevelés, d’autre en short, avec une tasse de café, en tailleur sur leur lit, peut être assis à leur bureau, peu importe, ils étaient là et répondaient présents.

Peu “avec caméra”, sauf Estelle qui ainsi me présentait également ses enfants. (C’est en effet mon élève la plus âgée).

De mon côté, j’ai veillé  à apparaître bien maquillée et coiffée (un peu comme on vous prépare à la télé pour passer devant la caméra) et le fond derrière moi était neutre.

Il a fallu que je m’habitue à présenter mon cours qui s’affichait à tous en ayant quelque peu l’impression de parler devant des auditeurs que je ne voyaient pas. Mais là, ma petite expérience d’animation d’une rubrique à la radio m’a aidé. Après tout c’est le même principe. De temps en temps, je lance une question et un “ho ho” ou un emotie sur la conversation et chacun de s’animer derrière son écran en répondant dans la conversation en ligne ou par un “oui madame” dont petit à petit je commence à reconnaître les voix.

Les premières minutes un peu paniquantes passées, j’ai pu alors dérouler un cours plus court qu’à l’habitude.J’avais en effet décidé de découper ce dernier en petites sessions  (20 minutes) avec à chaque fois de nouvelles consignes à donner pour un travail à effectuer en groupe.

Un défi : conserver des exposés de groupe finaux !

J’avais opté pour conserver une dynamique de groupe. Ils devaient donc choisir par groupe un sujet à présenter en fin de module (à la fin de la semaine, le vendredi après midi).

Et là je dois reconnaître que cette génération à l’art de monter des projet à distance en distribuant les responsabilités. Pour eux, travailler via l’outil informatique et en interconnexion est un jeu d’enfant.

Je n’avais plus qu’à continuer sur ce rythme. Une partie de cours, les consignes pour compléter petit à petit les chapitres de leur exposé. Finalement le vendredi après midi nous avons fait durant deux heures et demi une mise en commun grâce à la diffusion du travail de chaque équipe animée par fois à quatre voix !

Nous avons ajouté à cela un tableau de notation inter actif monté sur google drive et qui a permis à toutes les équipes de simultanément apporter leurs notes à tous les exposés ! En fin de cours, nous connaissions l’équipe gagnante et tous ont vraiment bien joué le jeu !

A noter également la sympathie et l’empathie développées durant ces journées. Il faut dire que le fond de crise sur lequel nous avons travaillé nous permet de faire tomber les barrières et les défis en sont mieux nourris !

Nous serons évidemment très heureux de nous retrouver en classe et  partager un café à la cafétéria !

Me voici prête pour une prochaine séance. Conclusion sir les classes sont virtuelles, les rapports ne le sont pas, au contraire !

Marie Christine Lefebvre, formatrice face à face IPAC.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.